VIDEO. Festival de Cannes: De George Romero à Jim Jarmusch, la grande famille du cinéma des morts-vivants

ZOMBIES Ils sont nombreux, les zombies à avoir précédé ceux de « The Dead Don’t Die » qui font l'ouverture du Festival de Cannes avant de sortir en salle le 15 mai

Caroline Vié

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Iggy Pop dans «The Dead Don't Die» de Jim Jarmusch
Iggy Pop dans «The Dead Don't Die» de Jim Jarmusch — Abbot Genser/Universal
  • Dans « The Dead Don’t Die », Jim Jarmusch revisite les films de zombies.
  • George A. Romero avait donné ses lettres de noblesse au genre en 1968 avec « La Nuit des morts-vivants ».
  • Les goules et autres créatures cannibales ont déjà été assaisonnées à toutes les sauces.

Les zombies sont les premières stars du 72e Festival de Cannes.The Dead Don't Die de Jim Jarmusch fait, ce mardi soir, l’ouverture de cette édition et est diffusé simultanément dans 550 salles françaises. Les zombies affrontés par Bill Murray ne sont cependant pas les premiers à avoir envahi les écrans… Retour sur la grande famille zombie du cinéma.

Les morts-vivants façon Jarmusch ne sont pas les seuls attendus sur la Croisette. Ceux de Bertrand Bonello dans Zombi Child auront les honneurs de la Quinzaine des réalisateurs. Ici, le réalisateur de Nocturama s’éloigne des zombies popularisés par George Romero dans La Nuit des morts-vivants (1968) pour revisiter les légendes hawaïennes. Car le zombie n’est pas forcément la goule friande de chair humaine de Romero ou de Jim Jarmusch, il peut être romantique, intelligent ou... footballeur.

Des zombies pour frissonner ou pour rigoler

Ainsi, si George Romero donne vie à des zombies voraces mais très lents, dans L'armée des morts (2004) Zack Snyder en fait des « héros » qui foncent sur leurs proies. Lucio Fulci joue, lui, à fond la carte du gore dans L'Enfer des zombies (1979) et le coréen Sang-ho Yeon leur fait prendre les transports en commun dans Dernier train pour Busan (2016). Dans La Horde (2009) de Yannick Dahan et Benjamin Rocher, les morts-vivants assaillent un immeuble dont ils croquent les habitants tout comme les goules de [REC] (2008) des Espagnols Jaume Balagueró et Paco Plaza ou les zombies fiévreux pistés par Brad Pitt dans World War Z (2013) de Marc Foster.

En 1992, Peter Jackson (oui, celui du Seigneur des anneaux) s’amusera bien avec une maman cannibale et une tondeuse dans  Braindead. Woody Harrelson les dégommera à l’Américaine dans Bienvenue à Zombieland (2009) de Ruben Fleischer. Quant à Simon Pegg, il jouera de l’humour à l’anglaise dans Shaun of the Dead (2004) d’Edgar Wright. Goal of the Dead (2014) de Benjamin Rocher et Thierry Poireaud porte à l’écran des zombies footballeurs.

Et les morts-vivants peuvent aussi faire réfléchir, tels ceux de Zombie de George Romero, esclaves de la société de consommation ou ceux des Revenants de Robin Campillo (2004) qui accompagnent le deuil. Ils ont aussi la capacité d’émouvoir comme la gamine de Maggie (2015) d’Henry Hobson ou le jeune couple d’amoureux de Warm Bodies (2003) de Jonathan Levin. S’il existe cependant un zombie capable de prendre votre cœur, tout se passera bien tant que cela reste au sens figuré.