VIDEO. «Guillaume Canet nous mène à la schlague et c'est bien», affirme François Cluzet

INTERVIEW François Cluzet a confié à « 20 Minutes » sa reconaissance envers Guillaume Canet qui le dirige pour la troisième fois dans « Nous finirons ensemble »  

Caroline Vié

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François Cluzet dans «Nous finirons ensemble» de Guillaume Canet
François Cluzet dans «Nous finirons ensemble» de Guillaume Canet — Pathé
  • François Cluzet retrouve le personnage de Max que Guillaume Canet lui avait créé pour « Les Petits mouchoirs ».
  • Sur le tournage de « Nous finirons ensemble », la suite du long-métrage, Guillaume Canet n'a pas ménagé son complique de cinéma qu'il dirigeait pour la troisième fois.

François Cluzet retrouve Guillaume Canet pour Nous finirons ensemble, la suite des Petits mouchoirs. Comme en témoigne la vidéo ci-dessous, le réalisateur a plus d’un tour dans son sac.

C’est grâce à Guillaume Canet que le comédien a connu son premier grand succès public avec Ne le dis à personne qui lui a valu un César en 2007. Leur complicité est évidente quand François Cluzet retrouve, neuf ans après Les Petits mouchoirs, son personnage de Max, héros « attachiant » qui sombre dans la dépression quand ses potes (incarnés par Marion Cotillard, Valérie Bonneton, Gilles Lellouche, Benoît Magimel et Laurent Laffite) lui font la surprise de venir lui souhaiter ses 60 ans. Ces retrouvailles sont une bonne occasion pour revenir sur la relation privilégiée qui unit François Cluzet à Guillaume Canet.

Vous attendiez-vous à une suite des Petit mouchoirs ?

Absolument pas et je crois que Guillaume ne s’y attendait pas non plus. Il m’a confié que l’idée lui est venue en revoyant le film à la télévision ce qui lui a donné envie de retrouver les personnages. Quand j’ai lu le scénario, j’étais très impatient de voir comment il avait fait évoluer Max. J’ai été très surpris car j’espérais qu’il serait toujours aussi drôle alors que le film le montre très dépressif. C’est la force de Guillaume de parvenir à faire rire en parlant de sujets sérieux.

Vous vous en êtes plaint auprès de Guillaume Canet ?

Ce n’est pas mon genre de gémir mais, lors de la première lecture en commun, Gilles Lellouche et Marion Cotillard n’ont pas ménagé Guillaume et lui ont fait remarques et critiques. Il est reparti ulcéré au point qu’il a failli renoncer au projet. Ils l’ont rassuré et poussé à se remettre au boulot. Guillaume est un bosseur ahurissant. J’ai une confiance absolue en lui.

D’où vient cette confiance ?

Je lui dois beaucoup car il m’a imposé sur Ne le dis à personne. Quand le distributeur n’a pas voulu de moi car il ne me trouvait pas assez commercial, il a changé de distributeur plutôt que de me lâcher. C’est grâce à Guillaume que je suis devenu un acteur populaire. Il peut me demander n’importe quoi.

Vous avez un exemple en tête ?

Pour Nous finirons ensemble, il m’a fait sauter en parachute. J’étais le dernier du groupe à passer et il me faisait répéter ma réplique en boucle : « Je ne veux pas mourir. » Il avait prévu un fond vert pour tourner la scène avec des effets spéciaux si je flanchais. J’ai mis un point d’honneur à accomplir ma mission même si j’en ai détesté chaque instant. Je lui suis si reconnaissant que je lui devais bien ça.

Guillaume Canet maltraite-t-il ses acteurs ?

Guillaume Canet nous mène à la schlague et c’est bien. Il est très exigeant avec ceux qu’il aime et il aime passionnément ses comédiens. Ses textes sont si bien écrits qu’il suffit de les vivre ce qui ne l’empêche pas de nous diriger avec une précision qui prouve que chaque mot a été conçu pour la personne qui doit le dire.

Vous vous verriez reprendre le rôle dans neuf ans ?

Il faudrait alors que Max ait un déambulateur ! Je serai prêt à suivre Guillaume dans tous ses projets ce qui est d’autant plus étonnant que nous ne nous fréquentons pas en dehors des tournages. Notre complicité revient immédiatement dès que nous travaillons ensemble. C’est une forme d’amitié qui nous correspond et qui, je l’espère, va durer longtemps.