Star Wars Celebration: «C’est le seul endroit où je rencontre des gens comme moi»

TEMOIGNAGES Les fans de « Star Wars » se sont tous rendus à Chicago avec des motivations différentes, exposées ici par « 20 Minutes »

De notre envoyée spéciale à Chicago, Caroline Vié

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Des princesses fans de «Star Wars» à Chicago
Des princesses fans de «Star Wars» à Chicago — C.Vié
  • 80.000 fans se sont pressés dans les allées de Star Wars Celebration ce week-end.
  • Tous ne sont pas venus pour les mêmes raisons, mais tous étaient unis par leur amour de la saga « Star Wars ».

Assister à la convention Star Wars Celebration a un coût : entre 2.000 et 4.000 euros si l’on compte le prix du voyage jusqu’à Chicago, les tickets d’entrée, le logement et les petits à-côtés, goodies ou autographes… Mais que sont donc venues chercher les 80.000 personnes qui se sont pressées dans les allées pendant Star Wars Celebration ?

Jouer à la loterie

Vue la foule, il est impossible que tout le monde puisse assister aux panels, où les stars de la saga font des annonces, ni ne puisse acheter certaines pièces de merchandising particulièrement convoitées. Des loteries sont organisées sur Internet pour obtenir les précieux bracelets donnant droit à l’entrée ou la possibilité de sortir sa carte de crédit pour acquérir le « Précieux », l'objet de ses désirs. « Evidemment, c’est râlant quand on vient de loin et qu’on ne gagne aucune de ces loteries, d’autant qu’on ne le sait qu’après avoir réservé son billet d’entrée pour la convention », nous explique Jérémy, fan français.

Assister aux panels

C’est pendant ces panels qu’on a découvert le teaser de The Rise of Skywalker (L'ascension de Skywalker en français), dernier épisode de la saga. Bien sûr, tout est diffusé en direct sur Internet et retransmis sur des écrans géants mais rien ne vaut le « live » et les réactions à chaud des fans. « C’est toute la différence entre regarder un match à la télé et le vivre dans le stade », explique Julien, Français vivant au Canada. Cette année, les fans présents dans la salle ont été les seuls à voir les images de la série The Mandalorian qui n’étaient pas montrées en dehors. « C’est aussi une occasion de voir les acteurs en vrai », insiste Celia, venue tout exprès de Floride.

Pour la camaraderie

« C’est le seul endroit où je rencontre des gens comme moi, estime Dany, Canadien créateur de SWD, le premier podcast francophone consacré à Star Wars. Il y a une ambiance du tonnerre ». Qu’ils soient costumés ou non (le mot « déguisés » est considéré comme péjoratif), les fans communient autour de leur passion sans jugement. « Ici, tout le monde se sent à l’aise et c’est formidable de voir en chair et en os des personnes avec qui on a correspondu toute l’année. » Certains ont laissé leurs costumes chez eux : « Les faire voyager est hors de prix et quand on voit comment les compagnies aériennes traitent les bagages, ça ne donne pas envie. »

Pour les autographes

Forest Whitaker (Saw Gerrera dans Rogue One) à Hayden Christensen (Anakin Skywalker dans les Episodes II et III) sont les plus chers. Ils demandent 200 dollars et les acteurs les moins cotés (les voix des séries animées) se contentent de 50 billets verts. On peut aussi payer un supplément pour se faire tirer le portrait avec eux. Des files d’attente interminables démontrent que les fans sont patients. « Le prix des dédicaces a grimpé depuis l’an dernier, explique Lawrence, mais on est sûr de leur authenticité car les stars les signent devant nous. »

Trouver l’âme-sœur

Des séances de speed dating (hétéro ou LGBT) sont organisées pour permettre aux fans de se rencontrer et plus si affinités. Leia (oui, oui), 30 ans, espère y trouver un compagnon qui partage sa passion pour Star Wars. « Ça nous ferait déjà un point commun », avoue-t-elle un peu nerveuse. 20 Minutes a respecté l’intimité des participants en ne prenant pas de photos mais tous semblaient très motivés. « J’espère juste ne pas tomber sur quelqu’un qui habite à l’autre bout du pays. C’est arrivé à une amie, et ce n’est pas commode », soupire encore Leia.

Envisager (ou pas) de revenir

« Venir d’Australie sans remporter aucun panel à la loterie, c’est vraiment décevant », insiste John qui, la fois précédente, avait passé la nuit sur place avec ses potes, dans des sacs de couchage, pour être certains de pouvoir assister à l’hommage à Carrie Fisher. « Au moins, ça marchait au mérite, pas à la chance », fulmine-t-il. Il fait partie des ceux qui ne reviendront pas. « Bien sûr c’est cher, mais ça en vaut la peine », estime au contraire Frank, qui ne regrette pas d’avoir raté sa fête de fin d’année du lycée pour vivre sa première convention. Il attend déjà la prochaine avec des étoiles plein les yeux.