«La Princesse des glaces»: Trois différences essentielles avec «La Reine des neiges»

ANIMATION Leurs titres et leurs histoires se ressemblent et pourtant, « La Princesse des glaces, le monde des miroirs magiques », en salle le 17 avril, n'a pas grand chose à voir avec « La Reine des neiges »

Caroline Vié

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«La Princesse des glaces, le monde des miroirs magiques» de  Robert Lence et Aleksey Tsitsilin
«La Princesse des glaces, le monde des miroirs magiques» de Robert Lence et Aleksey Tsitsilin — Alba Film
  • « La Princesse des glaces, le monde des miroirs magiques » s’inspire très librement du même conte d’Andersen que « La Reine des neiges ».
  • Les deux films ne se ressemblent pourtant pas.
  • Quatrième volet d’une série, « La Princesse des glaces » joue davantage sur l’aventure et ne comporte aucune chanson.

La Princesse des glaces, le monde des miroirs magiques est une adaptation d’un conte de Hans Christian Andersen (1805-1875), celui-là même qui a été porté à l’écran par les studios Disney pour La Reine des neiges.

« Ce n’est pas la première fois que deux studios s’intéressent au même sujet mais les deux films sont très différents », prévient Robert Lance qui a coréalisé La Princesse des neiges avec Aleksey Tsitsilin. Si on excepte le conte qui leur sert de base, les films n’ont pas grand-chose à voir l’un avec l’autre.

D’abord, c’est une suite

Ce nouvel opus des aventures de la Princesse des glaces est le quatrième d’une série qui a débuté en 2012. Il n’est pas nécessaire d’avoir vu les précédents volets (dont un seul est sorti dans les salles françaises) pour apprécier cette histoire qui n’a pas grand-chose à voir avec La Reine des neiges. « L’héroïne, ce n’est pas Elsa, la reine, mais Gerda, une gamine intrépide qui espère sauver sa famille emprisonnée », raconte Robert Lence. La souveraine aux pouvoirs glaçants n’a qu’un rôle secondaire pour prêter main-forte à Gerda.

Ensuite, les décors ont un côté « steampunk »

Si les décors des deux films sont superbes, cette production russe des studios Wizart Animations surprend par ses cités voyageuses évoluant dans les cieux. « On a évidemment pensé au Château dans le ciel d' Hayao Miyazaki pour les bâtiments flottants, avoue Robert Lence. Avec les animateurs russes, on leur a donné une touche différente pour leur apporter un cachet original. » Entre style steampunk et conte de fées classique, le film trouve son identité et son énergie en faisant passer l’héroïne d’un décor à l’autre. Pourquoi penserait-on à La Reine des neiges en voyant les petites de voitures cuivrées dans les rues de la ville ?

Enfin, il n'y a pas de chanson, mais une belle bande-son

Certains parents seront peut-être soulagés d’apprendre que les personnages de ce film d’animation ne chantent pas, contrairement à ceux de La Reine des neiges. « Il s’agit d’aventures magiques et cela ne nous semblait pas une bonne idée de leur faire pousser la chansonnette », explique Robert Lence. En revanche, le spectateur se laisse emporter par la musique de Fabrizio Mancinelli, dont les mélodies apportent un souffle épique supplémentaire aux scènes d’actions ou d’émotion.

La Princesse des glaces n’est pas « libérée, délivrée, mais elle émeut devant sa famille emprisonnée et elle fait vibrer en affrontant courageusement les soldats du roi. Et de toute façon, il y a de la place sur les écrans et dans les cœurs pour Gerda, comme pour Elsa.