«La Malédiction de la Dame Blanche» : Une nouvelle créature terrifiante hante la saga «Conjuring»

HORREUR Michael Chaves explique comment il s’est adapté à la saga « Conjuring » pour réaliser « La malédiction de la dame blanche » en salles le 17 avril

Caroline Vié

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«La Malédiction de la dame blanche» de Michael Chaves
«La Malédiction de la dame blanche» de Michael Chaves — Warner Bros
  • Le fantôme de « La malédiction de la Dame Blanche » kidnappe et tue des enfants pour remplacer les siens.
  • Le réalisateur Michael Chaves s’est inspiré d’une légende mexicaine pour inventer cette créature cruelle.
  • Son histoire s’inscrit dans une série de films d’horreur dont « Annabelle » et « La Nonne » font aussi partie.

Dans la saga Conjuring: les dossiers Warren, je demande La Llorona (« La Pleureuse »). Cette héroïne cruelle de La malédiction de la Dame Blanche rejoint Annabelle et La Nonne dans cette série de films d’horreur produits par James Wan.

« Mon cahier des charges était simple, explique le réalisateur Michael Chaves à 20 Minutes. Il me fallait faire peur, ce qui n’est pas facile quand on arrive après de tels succès. » Pour son premier long-métrage, le cinéaste s’est attaqué de front à une légende mexicaine autour d’une maman fantôme résolue à kidnapper et tuer des enfants parce qu’elle ne se pardonne pas d’avoir noyé les siens.

Une légende à double tranchant

« Partir d’un mythe connu est à double tranchant, précise Michael Chaves. On a une base solide mais ce spectre était déjà très présent dans l’inconscient collectif ce qui rend plus difficile de surprendre. » Pour créer sa Dame Blanche, il s’est plongé dans l’imagerie du pays qui l’a inspirée. « J’ai demandé conseil à des amis mexicains : il faut la voir peu comme un croque-mitaine féminin dont on menace les enfants turbulents. » Cette sorcière trouve parfaitement sa place dans le Los Angeles des années 1970 où elle persécute une assistante sociale veuve et ses deux gamins. « C’est une maman à l’instinct pervers, ce qui la rend flippante », décrit Michael Chaves.

S’insérer entre les films

« Je ne pouvais pas ignorer l’existence d’Annabelle et du premier Conjuring puisque l’action de mon film se situe chronologiquement entre les deux », déclare Michael Chaves. On retrouve d’ailleurs le Père Perez ( Tony Amendola) qui constitue le lien entre les différents récits. « Si j’ai dû respecter ce qui avait été fait avant moi, j’ai bénéficié d’une vraie liberté pour le reste, dit le réalisateur. C’est pour cela que j’ai mis l’accent sur les terreurs enfantines, celles qui fonctionnent sur toutes les tranches d’âges. » La Llorona semble invincible par sa manière de s’infiltrer partout pour s’emparer de ses proies innocentes.

Le plaisir de la méchanceté

L’exorciste qui tente de se débarrasser du spectre en prend plein la figure tant la mariée haineuse est rusée. « C’est un plaisir que de donner vie à une créature aussi méchante car elle permet de purger toutes vos mauvaises pulsions », plaisante Michael Chaves. On espère qu’il lui en reste en réserve car James Wan l’a chargé de réaliser Conjuring 3 dont la sortie est prévue pour le 16 septembre 2020.