VIDEO. «Simetierre»: Les morts-vivants de Stephen King reviennent pleins de mordant

HORREUR Comment redonner du sang neuf aux animaux morts-vivants de Stephen King? La réponse dans «Simetierre», au cinéma le 10 avril

Caroline Vié

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Le chat zombie de «Simetierre» de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer
Le chat zombie de «Simetierre» de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer — Paramount
  • Cette nouvelle version d’un roman de Stephen King est très réussie.
  • Les réalisateurs Kevin Kölsch et Dennis Widmyer ont trouvé l’équilibre entre respect de l’original et innovations.
  • « Simetierre » parle intelligemment du deuil autour d’une famille confrontée à d’étranges phénomènes.

Attention chat méchant ! Il s’appelle Church et il fut autrefois un gentil compagnon avant de passer sous un camion et d’être enterré au  Simetierre, cimetière pour animaux connu pour ses étranges rituels et son nom mal orthographié par des enfants en mal de sensations fortes

Trente ans après Mary Lambert, Kevin Kölsch et Dennis Widmyer adaptent à leur tour le roman de Stephen King (paru en 1983 et désormais disponible en  Livre de Poche). « Ce qui nous a fascinés était la réflexion sur le deuil et la difficulté d’accepter qu’on ne revoie plus ceux qu’on aime après leur mort », confie Kevin Kölsch.

De nouveaux frissons

Pas question de faire un copier-coller du roman ni de la précédente version pour les réalisateurs de Starry Eyes, film horrifique remarqué en festival mais inédit en France. « Nous étions conscients que de nombreux spectateurs connaissaient déjà l’histoire, insiste Dennis Widmyer. Il fallait donc trouver un équilibre entre les éléments fondamentaux du récit et les surprises destinées à procurer de nouveaux frissons aux fans. » L’identité de l’une des premières victimes a donc été modifiée, ce qui ne l’empêche pas de revenir voir sa famille sous une forme largement moins affectueuse que de son vivant.

Mignons mais redoutables

Les talentueux Jason Clarke et Amy Seimetz qui incarnent les parents dans ce nouveau film se voient aussi confrontés à des gamins affublés de masques étranges lors d’une procession sinistre. « On a insisté sur le potentiel angoissant des enfants et des animaux devenus dangereux car il n’y a rien de plus terrifiant que de voir des êtres mignons devenir maléfiques », insiste Kevin Kölsch. Le spectateur se laisse petit à petit gagner par une impression de malaise au fur et à mesure qu’il comprend où les réalisateurs l’emmènent (un indice : ce n’est pas dans une crêperie).

Des personnages différents

Le fantôme sympathique tentant d’aider la famille et le voisin érudit (joué par un John Lithgow aux allures de Père Noël) sont inquiétants à souhait, bien plus que dans le roman et dans la version de Mary Lambert. « Même en insistant sur sa bonne volonté, l’entourage de la famille devait paraître menaçant car nous tenions à ce que l’angoisse se distille sans répit dans le cœur du public. » Elle atteint son pic avec un dénouement surprenant aussi cruel qu’ironique. Plus que recommandable, une visite au « Simetierre » s’impose.