VIDEO. «La lutte des classes»: Michel Leclerc et Baya Kasmi s'amusent du différend public-privé

ECOLE Ecole publique ou école privée, c’est le dilemme au coeur de « La lutte des classes », au cinéma le 3 avril, que Michel Leclerc et sa coscénariste Baya Kasmi présentent à « 20 Minutes »

Caroline Vié

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Edouard Baer, Tom Levy et Leïla Bekhti dans La lutte des classes de Michel Leclerc
Edouard Baer, Tom Levy et Leïla Bekhti dans La lutte des classes de Michel Leclerc — UGC Distribution
  • Dans "La Lutte des classes", Edouard Baer et Leïla Bekhti incarnent des parents inquiets.
  • Ils hésitent entre école publique privée pour leur fils.
  • Les auteurs du "Nom des gens" livrent une comédie très actuelle sur la différence entre idéaux sociétaux et réalité.

Un couple aisé installé en banlieue hésite à inscrire leur fils à l’école publique ou à l’école privée. C’est La lutte des classes ou comment  Michel Leclerc et sa compagne la scénariste Baya Kasmi s’attaque au cas de conscience qui tenaille une maman et un papa incarnés par Leïla Bekhti et Edouard Baer.

« On s’est inspiré de choses qu’on a vécues en tant que parents, explique le réalisateur du Nom des gens et de Télé Gaucho à 20 Minutes. Cette comédie est faite pour se désangoisser face à un questionnement réel. » Ramzy Bedia en directeur d’établissement désabusé et Baya Kasmi elle-même en institutrice dépassée qui parle d’objets scripteurs à la place de stylos sont aussi tordants que le duo d’acteurs stars.

Des idéaux généreux

« Nos héros sont des parents avec des idéaux généreux et sincères sur ce que doit être la société, précise Baya Kasmi. Mais il leur faut concilier ces idéaux avec le bien-être de leur enfant, ce qui n’est pas évident. » Leurs amis placent leurs gamins dans un établissement catholique tandis qu’eux font le choix de laisser leur enfant dans une école publique qui tombe en ruines et dont il faut réparer les fenêtres avec du chewing-gum pour cause d’absence de crédits.

Croyant ou pas

Les héros sont tordants. Entre Edouard Baer en papa musicien, ex-punk auteur d’une chanson ordurière (mais fort drôle) sur le pape et Leïla Bekhti en maman avocate, les rapports deviennent explosifs quand leur gamin commence à souffrir au milieu de camarades parfois fort turbulents. « Elle est plus tolérante que lui car elle cherche à arrondir les angles face aux élèves qui reprochent à leur fils de ne pas croire en Dieu », explique Michel Leclerc. Le choc entre les divers parents d’élèves offre son lot de situations amusantes tant leur façon d’envisager la vie peut être différente.

Juste mais pas réaliste

Est-ce exagéré de montrer un directeur d’école privée coincé ou une enseignante du « public » incapable de s’exprimer simplement ? « Nous avons choisi la justesse plutôt que le réalisme », insiste Baya Kasmi. Et cela fonctionne parfaitement. La séquence de l’exercice de sécurité dans une classe de CM2 est notamment irrésistible. « On rit de tout cela pour essayer d’en désamorcer le côté dramatique », précise Michel Leclerc. Pour information, le réalisateur et la scénariste ont laissé leurs enfants à l’école publique.