Après l'avoir viré, Disney réembauche James Gunn pour réaliser «Les Gardiens de la Galaxie 3»

CINEMA Le réalisateur avait été écarté pour d'anciens tweets sur la pédophilie et le viol présentés comme «des blagues choquantes et taboues»

P.B.

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Le réalisateur du film «Les Gardiens de la Galaxie», James Gunn, le 24 avril 2017.
Le réalisateur du film «Les Gardiens de la Galaxie», James Gunn, le 24 avril 2017. — Joel Ryan/AP/SIPA

Comme de nombreux super-héros, James Gunn aura droit à une seconde chance. Après l'avoir viré en juillet dernier pour d’anciennes blagues très douteuses sur le viol et la pédophilie faites sur Twitter, Disney a décidé de réembaucher le réalisateur pour diriger Les Gardiens de la Galaxie 3. Le site Deadline a révélé l’information, qui a été confirmée par Gunn lui-même sur Twitter.

« Je suis immensément reconnaissant à tous ceux qui m’ont apporté leur soutien ces derniers mois. J’apprends tous les jours et je vais continuer d’essayer d’être le meilleur être humain possible. J’apprécie du fond du cœur la décision de Disney », a réagi le réalisateur.

« J’aime quand des petits garçons me touchent »

Les tweets, qui remontent à 2009, avaient été déterrés l’an dernier par Mike Cernovich, une figure controversée de l’alt-right américaine, qui a propagé plusieurs conspirations. Gunn a notamment retweeté le message « J’aime quand des petits garçons me touchent à des endroits rigolos » et écrit « Le meilleur dans le viol, c’est quand ça s’arrête et que tu te dis ''Ça fait du bien de ne plus être violé'' ».

James Gunn s’était excusé pour ce qu’il avait présenté comme « des blagues choquantes et taboues ». « L’attitude et les déclarations choquantes découvertes dans le flux Twitter de James sont impossibles à défendre et contraire aux valeurs de notre studio. Nous avons mis fin à notre relation d’affaires avec lui », avait déclaré le président du Conseil d’administration de Disney, Alan Horn. Mais James Gunn avait ensuite reçu le soutien de nombreux fans, et surtout des acteurs du film. De quoi convaincre le studio de changer d'avis –une décision qui s'explique surtout par les 1,6 milliards de dollars récoltés par les deux premiers volets au box-office.