«Une intime conviction» va-t-il être interdit en salles à la demande de l'ex-amant de Suzy Viguier ?

JUSTICE Le film «Une intime conviction», qui s’inspire du second procès de Jacques Viguier, innocenté à deux reprises du meurtre de sa femme, est attaqué pour « atteinte à la vie privée » ce mardi

Beatrice Colin

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Olivier Gourmet dans «Une intime conviction» d'Antoine Raimbault
Olivier Gourmet dans «Une intime conviction» d'Antoine Raimbault — Séverine Brijeot/Memento Films

Il est sorti en salles le 6 février et se trouvait lors de sa première semaine d’exploitation dans le top 10 du box-office français avec 130.195 spectateurs. Mais la carrière du film Une intime conviction, inspiré de l’affaire Viguier, se joue peut-être ce mardi devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris.

C’est en tout cas le souhait de l’ancien amant de Suzy Viguier, disparue le dimanche 27 février 2000 et dont l’affaire a inspiré le film d’Antoine Raimbault.

Son avocat a lancé une assignation en référé pour « atteinte à la vie privée » selon L’Express.

Le film met en scène le second procès de Jacques Viguier, le mari de la disparue dont le corps n’a jamais été retrouvé, et qui fut acquitté à deux reprises du meurtre de sa femme.

L'acteur Olivier Gourmet y incarne Eric Dupont-Moretti, l’avocat du professeur de droit toulousain lors de son procès en appel à Albi. Et  Marina Foïs y incarne une jeune femme résolue à prouver l’innocence du prévenu durant le second procès.

Ecoutes téléphoniques

Si Olivier Durandet attaque, c’est d’une part parce que le scénariste a choisi de ne pas changer le nom des protagonistes de cette affaire, mais aussi parce qu’au cours du film une partie des écoutes téléphoniques sont retranscrites, en particulier celles qui exposent l’amant sous un jour peu favorable. Et jettent un doute sur son rôle dans cette affaire, ce qu'avait tenté de démontrer Eric Dupont-Moretti au cours du second procès.

L’affaire devrait être mise en délibéré selon Emmanuel Tricoire, l’avocat d’Olivier Durandet, qui refuse de commenter le dossier avant l’audience indiquant juste que son client voudrait « qu’on le laisse tranquille ».