« Alita: Battle Angel »: Les trois règles pour réussir un film d'action tout public, selon Robert Rodriguez

ADAPTATION Robert Rodriguez a confié à « 20 Minutes » comment il a transformé le manga « Gunnm » pour en faire « Alita: Battle Angel », grand film tout public au cinéma le 13 février

Caroline Vié

— 

Rosa Salazar dans Alita: Battle Angel de Robert Rodriguez
Rosa Salazar dans Alita: Battle Angel de Robert Rodriguez — 20th Century Fox
  • « Alita : Battle Angel » est inspiré d’un manga autour d’une guerrière cyborg amnésique.
  • Le réalisateur Robert Rodriguez et le producteur James Cameron ont mêlé prises de vues réelles et images de synthèse pour le porter à l’écran.
  • Ils ont dosé psychologie, action et violence de façon à livrer un grand film tout public.

Robert Rodriguez a répondu « présent » à l’appel de James Cameron pour Alita: Battle Angel. Les deux hommes ont collaboré étroitement pour offrir une version filmée du manga Gunnm de Yukito Kishiro sur les aventures d’une jeune fille amnésique au corps robotique dans un univers futuriste.

Leur film mêle prises de vues réelles et images de synthèses avec les vrais acteurs Rosa Salazar et de Christoph Waltz. « Pour Alita : Battle Angel, je me suis mis dans la peau d’une gamine de 13 ans », confie Robert Rodriguez à 20 Minutes avant d’expliciter les trois règles qui ont présidé à son adaptation du manga.

Règle n°1 : Ne pas négliger la psychologie

Le réalisateur Robert Rodriguez a travaillé sur le scénario avec le producteur James Cameron et ils se sont accordés pour mettre l’accent sur la psychologie d’Alita. « James et moi étions convaincus que l’action ne suffirait pas : le public ne s’intéresserait à elle que s’il pouvait comprendre sa quête d’identité », insiste Robert Rodriguez. Découverte dans une poubelle et ressuscitée par un savant, la jeune cyborg retrouve petit à petit la mémoire. « Alita est une guerrière mais aussi une enfant qui redécouvre le monde et s’initie à l’amour : c’est cela qui la rend attachante. »

Règle n°2 : Mettre l’accent sur l’action

L’action est un élément capital d’un récit qui montre Alita se colleter avec des chasseurs de primes ou des concurrents armés jusqu’aux dents lors de jeux du cirque violents. « Je me suis bien entendu appuyé sur les dessins originaux incroyablement dynamiques, précise Robert Rodriguez. La principale difficulté était d’ancrer les affrontements dans le réel pour les rendre crédibles. » Le dosage des effets spéciaux a été un point délicat. « Il fallait que l’on ressente la violence des combats et donc que je m’éloigne du côté cartoon que j’avais donné à ma saga Spy Kids. »

Règle n°3 : Doser la violence

Pas question de limiter le film à un public adulte, même quand les adversaires se tapent dessus sans modération. « C’est pour cela que nous avons insisté sur l’aspect robotique des personnages », souligne Robert Rodriguez. Il n’y a pas de sang dans le film dont les protagonistes sont, pour la plupart, des cyborgs. Electronique et liquide de refroidissement remplacent hémoglobine et viscères. « Alita Battle Angel est destiné au grand public amateur d’action », insiste le réalisateur. Le spectateur se laisse emporter aux côtés de sa guerrière aux grands yeux et aux coups redoutables.