Côte d'Azur: Avec «Les Drapeaux de papiers», le très jeune Nathan Ambrosioni signe un record au CNC et rafle des prix

PREMIER FILM Le long-métrage du cinéaste de 19 ans, qui écume les festivals, sort la semaine prochaine

Fabien Binacchi

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Nathan Ambrosioni, sur le tournage
Nathan Ambrosioni, sur le tournage — F. Ambrosioni
  • Nathan Ambrosioni, 19 ans et 18 au moment du tournage, signe le film Les drapeaux de papier, qui sort en salles le 13 février.
  • Le cinéaste azuréen a décroché le record du plus jeune réalisateur ayant obtenu l’avance sur recettes du Centre national de la cinématographie.
  • Il planche actuellement sur son deuxième film, dont le scénario, encore au stade de l’écriture, a déjà trouvé une production.

Les prix du public et du jury jeune au festival de la Roche-sur-Yon, celui du public, encore, à Angers… Pour sa première, Nathan Ambrosioni l’a mis dans le mile. Le cinéaste azuréen de 19 ans, qui signe Les drapeaux de papier, sera de retour « chez lui » ce mardi soir à Nice, pour une avant-première, avant de faire l’ouverture du festival d’Annonay vendredi et de sortir dans une cinquantaine de salles le 13 février.

Détenteur du record du plus jeune réalisateur ayant obtenu l'avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC), il interroge par sa précocité. « Dans les rencontres que l’on a organisées depuis le mois d’octobre, on me parle beaucoup de ça. Les questions tournent souvent autour de mon âge, s’amuse-t-il. Et ça surprend encore plus quand les gens savent que j’ai aussi écrit le film. »

Il signe aussi le scénario sur fond de prison, réinsertion et liberté

On vous le dit tout de suite, il ne s’agit pas d’une comédie. Nathan Ambrosioni a choisi de raconter l’histoire de Charlie (Noémie Merlant), bientôt 24 ans, et de Vincent (Guillaume Gouix), son frère de 30 ans, de retour après une longue peine de prison.

« J’avais 17 ans et je me posais vraiment la question de savoir ce qu’était la liberté, celle que j’allais acquérir avec la majorité, mais aussi plus généralement, raconte le cinéaste originaire de Peymeinade, près de Grasse. Et je suis tombé sur le portrait de ce gars qui faisait une sortie sèche de prison. Quand rien n’est prévu pour sa réinsertion. » Une thématique dure pour celui que l’on compare déjà parfois à Xavier Dolan.

Un deuxième film en écriture, déjà signé

Il faudra encore attendre quelques années pour pouvoir faire parallèle entre leurs deux carrières, mais Nathan Ambrosioni, comme le prodige québecois, va enchaîner les expériences. « Je suis en train d’écrire le second avec une coscénariste. Si ça se concrétise, ce sera un film très psychologique, presque un film de genre. La différence avec ce nouveau projet, c’est qu’il y a déjà une production derrière. »

Pas encore bouclé, le scénario est déjà signé. Oui, le réalisateur a été repéré par les professionnels du cinéma. Par les acteurs aussi. Alors qu’il met déjà en scène deux nommés aux César dans Les drapeaux de papier, il évoque un « casting enthousiasmant » pour ce deuxième projet « tourné cette année si tout se passe bien ».