VIDEO. «Minuscule 2»: Comment les insectes se sont acclimatés à la Guadeloupe (et nous aussi par la même occasion)

REPORTAGE « 20 Minutes » s’est rendu sur les décors des nouvelles aventures des héros de « Minuscule 2 », en salle le 30 janvier…

De notre envoyée spéciale en Guadeloupe, Caroline Vié

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De la réalité à la fiction: La Cascade aux écrevisses dans la réalité et dans Minuscule 2: Les Mandibules du bout du monde
De la réalité à la fiction: La Cascade aux écrevisses dans la réalité et dans Minuscule 2: Les Mandibules du bout du monde — Caroline Vié
  • Pour ce deuxième long-métrage, les insectes sont envoyés en Guadeloupe.
  • L’équipe de « Minuscule 2 : Les mandibules du bout du monde » a tourné les prises de vues réelles sur place.
  • Les insectes en images de synthèse ont été rajoutés ensuite.

Hélène Giraud et Thomas Szabo ont fait voyager les insectes de Minuscule 2: Les Mandibules du bout du monde jusqu’en Guadeloupe dont les paysages de rêve sont un régal pour les yeux. L’amour des cinéastes pour ce pays est évident quand araignées, fourmis et coccinelles découvrent la faune et la flore tropicales.

Le mélange de décors en prises de vues réelles et d’insectes en images de synthèse est inscrit dans l’ADN de la série depuis le premier long-métrage, La Vallée des fourmis perdues. Les créateurs de Minuscule ont passé plusieurs semaines sur place pour filmer les différents décors où faire évoluer leurs héros et 20 Minutes a marché sur leurs pas.

A hauteur d’insecte

« Thomas Szabo a un œil incroyable pour repérer la fissure dans une falaise ou le détail dans la végétation utile au film, explique à 20 Minutes la directrice de production Nathalie Cohen-Hadia. Il possède un don et une expérience impressionnante pour se placer à hauteur d’insecte. » De petites bêtes en fil de fer servaient de doublures devant la caméra pendant les réglages. Ces répliques des insectes étaient ensuite rangées sur des bouchons en attendant que les vraies stars en images de synthèse soient ajoutées dans les studios parisiens.

La jungle et ses merveilles

Les décors du film sont tous issus de la réalité guadeloupéenne. Le sublime parc géologique des Roches Gravées, à Trois-Rivières, sert d’écrin à une séquence majeure de Minuscule 2, dans laquelle nos héros insectes se retrouvent face à un fascinant peuple de chenilles, à l’ombre d’un arbre majestueux. Le zoo de la Guadeloupe , dans le parc des Mamelles, avec sa canopée permettant de marcher sur la cime des arbres, plonge également directement dans le long-métrage. On a l’impression de voler comme les coccinelles quand on évolue sur des ponts suspendus au milieu des feuillages. Et ce, d’autant plus que les couleurs vives d’une végétation sauvage sont merveilleusement restituées à l’écran.

Tout le monde à la plage !

En Guadeloupe, il est impensable de ne pas mettre les plages en avant. Et c’est tout naturellement au bord de la mer que l’une des coccinelles fait une rencontre qui va changer sa vie. Son émerveillement n’a pas tout de suite été partagé par l’équipe. Les sargasses, des algues envahissantes, s’invitaient tant dans l’eau que sur le rivage, contraignant l’équipe à une besogne de titans pour les repousser à grand renfort de bulldozers et de cadrages serrés. « Minuscule a eu pour particularité de connaître à la fois les difficultés d’un tournage classique et celles d’un film d’animation », précise Najat Younsi, qui supervisait les images depuis Paris.

Jurrasic Park ou presque

Il suffit de s’agenouiller au milieu des végétaux pour avoir l’impression de revivre les aventures du film sous des feuilles immenses, comme si les plantes vertes du salon étaient soudain atteintes de gigantisme. Il y a un côté Jurassic Park en Guadeloupe et c’est aussi ce qui rend Minuscule 2 : Les Mandibules du bout de monde aussi beau que dépaysant.