VIDEO. «Les Petits Flocons»: Peut-on lutter contre le syndrome du moniteur de ski?

COMEDIE L'actrice et réalisatrice Joséphine de Meaux s'invente une drôle de névrose dans sa comédie « Les Petits Flocons », en salles le 23 janvier…

Caroline Vié

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Joséphine de Meaux et Gustave Kervern dans « Les Petits Flocons ».
Joséphine de Meaux et Gustave Kervern dans « Les Petits Flocons ». — Bac Film
  • La comédienne Joséphine de Meaux signe son premier long-métrage, « Les Petits Flocons », comédie dans laquelle elle incarne une névrosée tourne autour d'un mystérieux « syndrome du moniteur de ski ».
  • Cette pathologie farfelue, inventée de toutes pièces, renvoie à l’enfance de l’héroïne.

Déjà en temps normal, ce n’est pas facile de profiter des sports d’hiver quand on souffre d’une phlébite. Mais c’est bien pire quand on est « mannequin jambe », c’est-à-dire une femme censée gagner sa vie en montrant ses gambettes…

Pour se protéger et se rassurer, l’héroïne des Petits flocons, interprétée par la réalisatrice de cette comédie tendrement farfelue  Joséphine de Meaux, va glisser dans une douce folie : le syndrome du moniteur de ski. De quoi s’agit-il ? 20 Minutes s’est lancé sur les pistes pour percer son mystère.

Comme un paradis perdu

« Tout le monde a en mémoire un endroit, une figure réconfortante », précise la cinéaste dans le dossier de presse. Le soutien psychologique de l’héroïne, ce sont les moniteurs de ski : elle se sent toute chose dès qu’elle en croise un. Voilà de quoi mettre ses proches dans l’embarras avec les profs de ses gamins. La dame se révèle aussi maladroite qu’encombrante, un parfait spécimen de la femme « attachiante ». On a autant envie de la secouer que de la serrer dans ses bras quand elle sème le chaos dans une pharmacie ou harcèle son médecin par téléphone.

Rien de sexuel

Le trouble qu’éprouve la protagoniste n’a rien de sensuel : elle n’envisage pas une seule seconde de se rouler dans la poudreuse avec un de ces profs en doudoune. Elle se sent juste rassurée par leur présence. « A cause des moniteurs de ski, j’ai cru, à tort, que la vie serait géniale, facile et belle, raconte Joséphine de Meaux. Il suffisait de les suivre pour que tout fonctionne. Si l’on tombait, ils nous relevaient aussitôt avec un grand sourire. » Son héroïne trouve un soutien inattendu dans cette figure tutélaire. Le syndrome du moniteur de ski, c’est l’espoir que tout va glisser par magie, comme lorsqu’on s’élance sur une piste enneigée.

Retomber en enfance

Comme la protagoniste, le spectateur a envie de retrouver le bonheur enfantin de se sentir protégé. « Cela m’intéressait de reconnecter les gens avec leur enfance », insiste Joséphine de Meaux. L’héroïne aimerait se voir dicter des solutions aussi simples que des leçons de glissades pour remplir sa vie pleine de trous. Elle en rêve comme on rêve de raclettes chaleureuses et de descentes vertigineuses en compagnie de moniteurs rassurants. Les Petits Flocons fait (re)tomber joyeusement en enfance sans risque de fracture.