VIDEO. James McAvoy: «Les 23 personnages de "Glass", je les ai tous travaillés avec le même soin»

PORTRAIT(S) L’acteur explique à « 20 Minutes » comment il a donné vie aux nombreux personnages qu’il incarne dans « Glass », au cinéma le 16 janvier…

Caroline Vié
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James McAvoy dans Glass de M. Night. Shyamalan
James McAvoy dans Glass de M. Night. Shyamalan — The Walt Disney Company France
  • James McvAvoy est éblouissant dans « Glass », où il reprend ses rôles de « Split ».
  • Il a travaillé tous ses personnages avec le même sérieux.
  • L’acteur en imagine toujours de nouveaux.

James McAvoy incarne vingt-trois personnages dans Glass de  M. Night Shyamalan. « Bien que trois aient été coupés au montage et que certains n’apparaissent que quelques secondes, je les ai tous travaillés avec le même soin », explique-t-il à 20 Minutes.

Homme, adolescent, femme et même enfant : l’acteur est capable de tout. Il redevient le psychopathe schizophrène de Split , dont Glass est la suite bourrée de surprises, et recrée aussi les héros d’Incassable. « Me trouver à la fois face à Samuel L. Jackson et à Bruce Willis était intimidant, avoue-t-il. Je me suis senti comme un gamin, même si j’ai presque 40 ans. »

Une femme frustrée

Son intimidation ne l’a pas empêché de livrer des prestations impressionnantes quand ses différentes personnalités doivent participer aux expériences d’une savante cruelle (Sarah Paulson) ou affronter un justicier quasi invincible ou un méchant diabolique. « Reprendre les héros de Split m’a permis d’en approfondir certains, ce qui était très gratifiant. » Cela a été notamment le cas pour Patricia, une femme rigide et autoritaire. « Je l’ai rendue plus radicale, dit-il. J’en ai fait une espèce de nonne frustrée dont on doit sentir qu’elle aimerait être touchée. »

La Bête, ce défi

C’est la Bête, créature monstrueuse et surpuissante, qui a posé le plus de problèmes à James McAvoy. « On la voit beaucoup dans le film et elle est censée représenter une force brutale qui ne me correspond pas vraiment. » L’acteur s’est musclé à fond pour faire ressortir la fureur de cet être redoutable que le spectateur n’aimerait pas croiser. « Il s’en dégage une tension telle qu’il faut être vigilant pour ne pas surjouer, au risque de rendre ses apparitions ridicules », reconnaît James McAvoy.

Encore plus ?

D’autres personnages sont moins présents, comme un narrateur qui commente l’action de loin. « J’avais imaginé une bio pour chacun, ce qui fait que j’avais l’impression de jouer plusieurs films à la fois pour Glass. » Il lui arrive de changer de personnalité à vue, en un quart de seconde, bluffant le public par sa maestria. « On aurait pu en créer d’autres, s’amuse l’acteur. Un mannequin posant constamment, ça aurait pu être chouette, non ? » Il n’était pas nécessaire d’en rajouter : ce qu’il donne à voir à l’écran est déjà époustouflant !