VIDEO. «Edmond»: Alexis Michalik porte sa pièce à l'écran (et ça lui réussit bien)

COMEDIE « 20 Minutes » explique pourquoi l’adaptation de la pièce « Edmond », en salle le 9 janvier, est une réussite…

Caroline Vié

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Thomas Solivérès dans Edmond d'Alexis  Michalik
Thomas Solivérès dans Edmond d'Alexis Michalik — Gaumont Distribution
  • Alexis Michalik porte lui-même à l’écran « Edmond », sa pièce aux cinq Molières.
  • Il y raconte comment Edmond Rostand a écrit « Cyrano de Bergerac ».
  • Thomas Solivérès incarne le dramaturge du XIXe siècle dans cette transposition réussie.

Alexis Michalik peut être fier de lui. En transformant Edmond, sa pièce à succès en long-métrage, il concrétise un rêve : c’est d’abord sous la forme d’un scénario de cinéma que le dramaturge avait imaginé son projet relatant l’écriture de Cyrano de Bergerac. A l’époque, il l’avait monté sur scène faute de capitaux pour le porter à l’écran.

Cinq Molières plus tard, voici la même histoire sous forme de fresque luxueuse relatant comment Edmond Rostand (1868-1918) a créé son chef-d’œuvre en 1897, alors qu’il se croyait ruiné. 20 Minutes explique pourquoi l’ensemble fonctionne aussi bien au cinéma qu’au théâtre.

Une histoire palpitante

L’histoire est évidemment la même qu’au théâtre et on ne s’en plaindra pas ! Alexis Michalik passionne pour le processus créatif d’Edmond Rostand, contraint de louvoyer entre acteur capricieux, écrivains jaloux et producteurs véreux. Est-ce parce que ce qu’il raconte est indémodable ou parce que son récit est bien troussé ? Sans doute un peu des deux ! En tout cas, on s’amuse de bon cœur.

Une distribution brillante

C’est à Thomas Solivérès qu’Alexis Michalik a confié le rôle-titre. Il s’est, quant à lui, attribué celui de son rival Georges Feydeau, en un clin d’œil savoureux ! Olivier Gourmet, éblouissant, incarne Constant Coquelin, comédien qui créa le rôle de Cyrano et Clémentine Célarié, celui de la fascinante actrice Sarah Bernhardt. Sans oublier Mathilde Seigner, en diva pas vraiment talentueuse.

Des décors superbes

Le Paris de la Belle Epoque a été reconstitué avec beaucoup de soin à Prague pour éviter l’écueil du théâtre filmé. « C’était le début de l’électricité et Paris avait quelque chose de merveilleux », explique Alexis Michalik dans le dossier de presse. Son film montre une ville idéalisée et transporte le spectateur dans un monde magique : effets spéciaux et éclairages donnent l’illusion de se retrouver à la fin du XIXe siècle.

Une double sucess story

Edmond Rostand a connu la gloire avec Cyrano et Alexis Michalik avec Edmond. Comme si les deux auteurs étaient parvenus, à plus d’un siècle d’intervalle, à imposer une vision qui leur survivra tant sur les planches que sur les écrans. Une belle réussite qui prouve que l’humour et l’intelligence peuvent avoir raison du temps. On peut penser que le véritable Edmond Rostand n’aurait pas été mécontent de revivre ainsi.