VIDEO. «Bienvenue à Marwen»: Robert Zemeckis crée des poupées à l'effigie de ses acteurs

MARIONNETTES Le réalisateur Robert Zemeckis explique à « 20 Minutes » comment il a transformé ses acteurs en poupée pour « Bienvenue à Marwen », en salle le 2 janvier…

Caroline Vié

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Steve Carell dans Bienvenue à Marwen de Robert Zemeckis
Steve Carell dans Bienvenue à Marwen de Robert Zemeckis — Univeral Pictures
  • Robert Zemeckis raconte l’histoire vraie de l’artiste Mark Hogancamp dans « Bienvenue à Marven ».
  • Traumatisé par une agression, ce photographe a créé un village de poupées.
  • Steve Carrel l’incarne pour un mélange très réussi d’animation et de prises de vues réelles.

Robert Zemeckis nous étonnera toujours ! A 66 printemps, le réalisateur de Retour vers le futur signe avec Bienvenue à Marwen une œuvre singulière, mélange de prises de vues réelles et de poupées animées. Il utilise ce double procédé pour raconter l’histoire de Mark Hogancamp, un photographe pas comme les autres.

Traumatisé après une terrible agression en 2000, cet homme blessé se réfugie dans un village peuplé de poupées mannequins dont il imagine les aventures pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’y met lui-même en scène en héros entouré de créatures de rêve pour des clichés d’une intense beauté. « C’est sa façon d’échapper à un monde réel qui le terrorise », confie Robert Zemeckis à 20 Minutes.

Poupées de stars

Robert Zemeckis a transformé Steve Carell et ses partenaires en figurine taille Barbie et G.I. Joe. Il partage l’action entre leurs aventures dans la petite ville fictive Marwencol que le photographe a créé dans son jardin et la vraie vie où l’homme doit trouver la force d’affronter ses agresseurs. « Si les poupées n’étaient pas crédibles, c’est tout le film qui tombait à l’eau », déclare-t-il. Dès la séquence d’ouverture, le spectateur est convaincu : les alter ego en plastique des acteurs dérangent et fascinent par leur ressemblance avec eux !

Comme des vraies

« Notre secret a été de les traiter comme si elles étaient vivantes », insiste le cinéaste. C’est à partir d’impressions en 3D à l’échelle 1/6 que le superviseur des miniatures Dave Asling a leur a donné vie. « Il a tout de suite compris qu’il fallait que les jouets gardent des postures raides et des mouvements limités » se souvient Robert Zemeckis. L’effet est saisissant, transformant Leslie Mann ou Diane Kruger en fantasmes de silicone pour des combats époustouflants entre fresques guerrières et jeux d’enfants. « C’est ce mélange qui m’a intéressé », explique le cinéaste.

Un nouveau regard

Le regard des personnages a été particulièrement soigné. « Cela a demandé un énorme boulot en postproduction, avoue Robert Zemeckis mais il fallait que leurs yeux soient expressifs pour que le public ressente des émotions ». C’est chose faite : on a souvent la larme à l’œil, tant dans les séquences live que dans celles des affrontements à Marwencol. Bienvenue à Marwen se pare de bien beaux atours pour faire passer un vibrant message de tolérance qu’on découvre dans son dénouement.