Mirai, ma petite sœur de Mamoru Hosado
Mirai, ma petite sœur de Mamoru Hosado — Wild Bunch Distribution

ANIMATION

VIDEO. « Miraï, ma petite sœur »: Comment Mamoru Hosada rompt (un peu) avec Miyazaki

« 20 Minutes » explique pourquoi « Miraï, ma petite sœur », le dernier chef-d’œuvre de Mamoru Hosoda, en salle le 26 décembre, évoque l’œuvre d’Hayao Miyazaki tout en s’en affranchissant…

  • Dans « Miraï, ma petite sœur », un gamin de 4 ans, doit accepter l’arrivée d’un bébé dans sa famille.
  • Le réalisateur des « Enfants-loups, Ame & Yuki » et du « Garçon et la Bête » s’éloigne du style de Miyzaki auquel il a été longtemps comparé.
  • Bien qu'universel, son conte familial lui a été directement inspiré par la naissance de son deuxième enfant.

Accepter l’arrivée d’un bébé n’a rien d’évident quand on est enfant unique. C’est ce que découvre le jeune Kun, quatre ans, dans  Miraï, ma petite sœur, le nouveau film d’animation de Mamoru Hosada. Le réalisateur des Enfants-Loups, Ame & Yuki et du Garçon et la Bête met sa délicatesse au service d’une histoire tendre présentée à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes, puis au Festival d'Annecy.

« C’est une aventure que j’ai voulu raconter à hauteur d’enfant, déclare le cinéaste à 20 Minutes. C’était aussi une bonne façon de rendre hommage à ma propre famille, en pensant à la fois à mes parents et à mes propres enfants. » Longtemps comparé à Hayao Miyazaki, Hosada-san s’affranchit du maître. 20 Minutes explique en quoi Miraï, ma petite sœur est une œuvre très personnelle bien qu’elle évoque encore certains films de son aîné.

Un petit garçon, comme héros

On connaît le talent de Miyazaki pour mettre en scène les gamines débrouillardes comme  Kiki, la petite sorcière. Mamoru Hosada rejoint cette tradition et l’illustre avec maestria mais il choisit de raconter l’histoire d’un petit garçon, plus proche de lui. « Kun, c’est un peu moi, reconnaît-il, ou du moins le souvenir lointain que je garde de mon enfance. » Mais les traits physiques du garçon appartiennent à son fils et ceux de Miraï viennent aussi de sa propre fille. « Je les ai amenés plusieurs fois au studio pour qu’ils servent de modèles à l’équipe, explique le cinéaste. Ils ont été croqués sous tous les angles. J’ai fait ça par soucis de réalisme, pour que la gestuelle des enfants soit la plus crédible possible. »

Une promenade dans une famille moderne

Mamoru Hosada plonge dans la vie quotidienne d’une famille japonaise qui nous fait partager les habitudes. On pense à Mon voisin Totoro dans la façon dont il décrit les petits moments de bonheur que partagent les héros comme les relations de la fratrie. Pourtant, les parents et les enfants dans Miraï sont plus modernes, plus proches de la réalité actuelle. La mère y joue un rôle prépondérant.

La nature, cette alliée

Si Hayao Miyazaki est connu pour sa défense de la nature notamment sensible dans Princesse Mononoké, Mamoru Hosada lui donne aussi une place importante dans Miraï, ma petite sœur. Plus intime que les forêts décrites par Miayazaki, le jardin de Kun recèle aussi de merveilles dont un étonnant arbre généalogique riche en pouvoirs et en révélations.

L’intrusion du Fantastique

Comme dans Le Voyage de Chihiro, le Fantastique s’invite dans le quotidien du petit héros pour l’aider à mûrir le transformant même en animal comme les parents de Chihiro. Pour autant, il reste davantage ancré dans la vie de famille quand Kun reçoit la visite de ses ancêtres ou de sa sœur devenue grande. La magie qui se dégage de ces confrontations prouve que Mamoru Hosada n’a plus rien à envier à Miyazaki.