«L'Empereur de Paris»: «Vidocq et Mesrine ont le même ADN, celui dont sont faites les légendes»

AVENTURES Le cinéaste Jean-François Richet raconte en quoi le Vidocq de « L’Empereur de Paris », en salle le 19 décembre, ressemble au Mesrine de son précédent film...

Caroline Vié

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Vincent Cassel dans L'Empereur de Paris de Jean-François Richet
Vincent Cassel dans L'Empereur de Paris de Jean-François Richet — Roger Arpajou/Gaumont
  • Après le diptyque «Mesrine», Jean-François Richet dirige de nouveau Vincent Cassel dans « L’Empereur de Paris ».
  • L'acteur et le réalisateur complices y font découvrir un Vidocq réaliste.
  • Comme le gangster Mesrine, ce bagnard devenu policier est aussi de l'étoffe dont on fait les légendes.

Le Vidocq de L'Empereur de Paris n’est pas un enfant de chœur. Vincent Cassel et Jean-François Richet, déjà complices du diptyque Mesrine, redonnent vie à l’ancien bagnard devenu policier sous le Premier Empire. On le découvre faisant ses armes dans les forces de l’ordre.

« Vidocq et Mesrine ont le même ADN, celui dont sont faites les légendes », affirme le réalisateur à 20 Minutes. Jean-François Richet offre à Vincent Cassel un nouveau visage de héros plus grand que nature et pourtant inspiré de la réalité, dans une fresque aussi luxueuse que brillamment réalisée.

De merveilleux personnages de fiction

« Au moment de Mesrine, on m’a beaucoup reproché d’avoir mis un gangster en avant, se souvient le cinéaste. Ce qui m’intéressait était davantage de décrire la société française de l’époque que le bandit lui-même. Il en est de même pour L’Empereur de Paris. » Le cinéaste fait plonger le spectateur dans la période historique trouble où évolue Vidocq contraint de composer avec des politiciens et des malfrats. « Comme Mesrine, Vidocq cherche à survivre en milieu hostile. Cela donne toujours de merveilleux personnages de fiction », estime Jean-François Richet.

Des héros de cinéma

Le cinéaste passionné d’Histoire a souhaité livrer un divertissement populaire avec ce film d’aventures où son héros affronte de nombreux ennemis. « Vidocq est un personnage si riche qu’il est déclinable à l’infini, précise-t-il. Il fascinait déjà le public de son vivant et c’est aujourd’hui un héros très cinématographique. » A l’instar de Mesrine, le policier improvisé peut se montrer violent. « Les deux sont prisonniers de leur condition et doivent mettre le prix pour sauver leur vie », insiste le réalisateur. Le destin de Vidocq ne sera pas le même que celui de Mesrine…

Et la suite ?

L’Empereur de Paris laisse son héros en suspens, faisant espérer une suite à ses aventures. « Vincent et moi serions enchantés de les poursuivre si le premier volet trouve son public », admet Jean-François Richet. Le spectateur se prend à rêver d’un nouveau diptyque réunissant le cinéaste et l’acteur de Mesrine. Les nombreuses scènes spectaculaires qui entraînent Vidocq des galères aux bas-fonds parisiens donnent envie de voir le duo en découdre de nouveau.