VIDEO. «Pachamama»: Les bienfaits de la nature au pays des Incas

ANIMATION Le réalisateur de « Pachamama » explique à « 20 Minutes » pourquoi il a créé cette fable écologique, en salle le 12 décembre...

Caroline Vié

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Pachama de Juan Antin
Pachama de Juan Antin — Haut et court/Foiivari
  • « Pachamama » entraîne le spectateur dans l’Argentine précolombienne, où deux enfants tentent de préserver la statuette qui protège leur village.
  • Leurs aventures les confrontent aux Incas et aux conquistadores.
  • Ce film au message écologique est une merveille de poésie.

Attention, aventures magiques. Pachamama emporte les spectateurs dans la Cordillère des Andes, au pays des Incas, où deux enfants sont résolus à récupérer la statue protectrice de leur village volée par les conquistadores.

« Ce film m’est venu d’une vision, raconte Juan Antin à 20 Minutes. En regardant la mer à Cuba, je me suis imaginé voir arriver les bateaux des conquistadores. » Il lui a fallu quatorze ans pour transformer cette image menaçante en un long-métrage gorgé de vie et de poésie. Et on comprend que Didier et Damien Brunner, producteurs français à qui l'on doit Ernest et Célestine et Le grand méchant renard , aient été emballés par son projet. « L’enthousiasme de Juan, allié à l’originalité de son scénario, nous ont conquis », précisent-ils.

A hauteur d’enfant

Le réalisateur instruit sur cette époque, sans jamais ennuyer. Son film suit les périégrinations d'une gamine courageuse et d'un garçon immature unis par le désir de survivre à une invasion brutale. Juan Antin a choisi de filmer les événements à hauteur d’enfant. « Il était temps de montrer ces conquêtes du point de vue des indigènes car, en Argentine dont je suis originaire, les Espagnols sont présentés comme les gentils. »

Une ode à la nature

Véritable ode à la nature, son film révèle aussi les rituels des villageois rendant à la nature ce qu’elle leur a offert. « Les Amérindiens vivaient en osmose avec la terre, soupire le réalisateur. Ce serait merveilleux de retrouver ces valeurs. » Ce sont celles que défendent les jeunes héros. On les voit célébrer la déesse de la nature ou tenter de fuir des soldats assoiffés de rapines et indifférents au sort de ceux qu’ils massacrent pour obtenir de l’or. La beauté du graphisme passant des rondeurs du bonheur aux lignes aiguës de la violence éblouit.

Tout pour la musique

La bande-son de Pachamama est l’un des points auxquels Juan Antin était particulièrement attaché. Sa rencontre avec Pierre Hamon, compositeur amoureux de la musique précolombienne a été décisive. « Il possédait des instruments datant de deux mille ans, précise le cinéaste. Il a recherché les sonorités idéales pour donner un supplément d’authenticité au film. » On ressort dece conte revigoré, comme envoûté par la passion et la bienveillance que le réalisateur y a mis.