VIDEO. «Le Grinch»: Pourquoi l'équipe des «Minions» s'est mise au vert

ANIMATION « Le Grinch », adorable méchant bonhomme vert, retrouve une nouvelle vie grâce aux créateurs des Minions à partir du 28 novembre…

Caroline Vié

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Le Grinch de Scott Mosier et Yarrow Cheney
Le Grinch de Scott Mosier et Yarrow Cheney — Universal Pictures France
  • Ouh le vilain! « Le Grinch » a décidé de priver ses concitoyens des fêtes de Noël...
  • Pour ses 61 ans, ce sont les créateurs de « Moi, moche et méchant » qui l’animent joyeusement.
  • Ses aventures ont déjà connu deux autres adaptations, l'une avec Boris Karloff, l'autre avec Jim Carrey.

Qu’est-ce qui est vert et qui fait tout le temps la tête ? Le Grinch bien sûr. Ce mauvais sujet créé par le Dr. Seuss (1904-1991) ne déteste rien tant que les fêtes de Noël que célèbrent les Choux, adorables habitants d’une joyeuse petite bourgade.

Aussi grincheux que pelucheux, le bonhomme, aidé plus ou moins volontairement par son chien Max, finira bien évidemment par prendre une bonne leçon au terme d’un conte tendre datant de 1957 et produit, six décennies plus tard, par l’équipe de Moi, moche et méchant. Lesquels délaissent provisoirement les Minions jaunes pour se mettre au vert. Une excellente idée puisqu'ils donnent une nouvelle vie à un héros épatant.

Un méchant populaire

Après Horton et Le Lorax, Le Grinch est la troisième adaptation du Dr Seuss que la firme Illumination Entertainment réalise à partir des œuvres de cet auteur méconnu en France mais adulé dans les pays anglo-saxons. « Ses poèmes ont donné le goût de la lecture à des générations d’enfants qui, devenus adultes, se sont empressés de les faire découvrir à leurs propres gamins », raconte le producteur Chris Meledandri. La tradition se perpétue avec ce conte animé bourré de charme et de gags.

Un méchant apprécié au ciné

Le Grinch, personnage particulièrement populaire, avait déjà fait l’objet de deux adaptations. La première est un dessin animé de 1966 où Boris Karloff (légendaire interprète du monstre de Frankenstein) lui prêtait sa voix. La deuxième en prises de vues réelles permettait à Jim Carrey d’endosser le rôle-titre. Ce duo de films a entretenu le mythe du bonhomme couleur gazon à l’écharpe rouge et blanche. Ce troisième film lui offre un coup de jeune.

Un méchant à deux voix

Dans cette nouvelle version, Benedict Cumberbatch double le héros. « Jouer le Grinch, c’est juste le pied. Plus il est ronchon plus les gens en redemandent, et même si son cœur est trois tailles trop petit, il bat fort et le film est l’écho de cette pulsation », confie l’acteur dans le dossier de presse. En français, Laurent Lafitte semble avoir trouvé le même plaisir à faire vibrer un triste héros que le spectateur finit par trouver attendrissant.

Un méchant à aimer

Ce rôle en or permet vraiment de jouer sur toute une palette d’émotions vocales tandis qu’une somptueuse partition signée par Danny Elfman ajoute à la magie de l’ensemble. « C’est une histoire très puissante qui, emprunte de la magie de Noël, enrobée dans la neige et la bonne humeur », précise le réalisateur Yarrow Cheney. Le Grinch est un méchant qu’on adore détester. Le public français aura-t-il le cœur à fêter Noël avec lui ?