VIDEO. Vincent Lacoste: «C’était un peu effrayant, mais "Amanda" m’a appris à lâcher prise»

DRAME Vincent Lacoste de révèle brillant dans « Amanda », au cinéma le 21 novembre. Il explique à « 20 Minutes » ce que ce film magnifique a changé pour lui…

Caroline Vié

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Vincent Lacoste et Isaure Multrier dans Amanda de Mikhaël Hers
Vincent Lacoste et Isaure Multrier dans Amanda de Mikhaël Hers — Pyramide Films
  • Dans « Amanda », Vincent Lacoste doit vite grandir, et mûrir, pour s’occuper au mieux de sa nièce dont la mère est décédée dans un attentat.
  • L’acteur y livre une performance époustouflante.
  • Ce film lui a encore fait prendre de l’étoffe, alors qu’il célèbre les 10 ans d’une carrière entamée avec « Les Beaux gosses ».

Quelle année 2018 ! Vincent Lacoste, révélé dans Les Beaux gosses de Riad Sattouf, fête ses 10 ans de carrière en beauté. Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré, Première année de Thomas Lilti et aujourd’hui le sublime Amanda de Mikhaël Hers, ont de quoi combler ses fans.

Quand sa sœur est tuée dans un attentat, son personnage de joyeux dilettante doit s’occuper de sa jeune nièce (épatante Isaure Multrier). Avec ce qu’il faut d’émotions mais sans jamais sombrer dans le pathos, Mikhaël Hers le confronte à une soudaine poussée de maturité. « Ce sont sa luminosité, sa légèreté, sa grâce et sa capacité à susciter l’empathie qui m’ont touché », précise le réalisateur de Ce sentiment de l’été .

Trouver les émotions

Le comédien ne se laisse pas impressionner. « Je ne compte pas encore les années, avoue-il à 20 Minutes. Je suis juste heureux que ma carrière continue. » Ce très beau film lui offre un rôle particulièrement grave où il démontre sa grande sensibilité lors d’une scène où il doit annoncer à la fillette le décès de sa maman. « J’avais peur de ne pas trouver les émotions justes, car je n’avais jamais abordé ce registre », avoue-t-il. L’acteur est d’une justesse incroyable face à sa jeune partenaire et à Stacy Martin, dans le rôle de sa petite amie blessée pendant l’attentat.

Le trac à chaque film

« Amanda m’a appris à lâcher prise, notamment face à une fillette qui réagit dans l’instant, raconte-t-il. C’était un peu effrayant au départ, puis cela a fini par s’avérer libérateur. » Son expérience du métier n’a pas vraiment rassuré Vincent Lacoste avant de se lancer. « A chaque film, j’ai l’impression de repartir à zéro, reconnaît-il. J’ai toujours autant le trac avant chaque tournage, ce qui m’excite et me stresse à tous les coups. » Cela ne se ressent pas pendant le film où il passe de l’insouciance au chagrin et à la renaissance, en entraînant le spectateur avec lui.

Et plus tard ?

Vincent Lacoste refuse de trop se projeter dans un avenir trop lointain. Pour l’instant, il se concentre sur le régime draconien qu’il suit pour De nos frères blessés où il incarne Fernand Iveton, accusé d’avoir posé une bombe dans son usine en 1965. « J’aimerais que les films dans lesquels je joue mûrissent en même temps que moi », dit-il. Si ses choix les conduisent vers des œuvres aussi belles qu’Amanda, on est prêt à le suivre avec passion pendant de nombreuses années.