VIDEO. Agnès Jaoui: «Le premier devoir d’une mère n'est-il pas de donner l’exemple?»

COMEDIE Agnès Jaoui évoque, pour « 20 Minutes », son personnage de quinquagénaire surinvestie dans l’humanitaire qu’elle incarne dans « Les Bonnes intentions », en salle le 21 novembre…

Caroline Vié

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Agnès Jaoui dans Les bonnes intentions de Gilles Legrand
Agnès Jaoui dans Les bonnes intentions de Gilles Legrand — Pascal Chantier/20th Century Fox France
  • Agnès Jaoui joue une quinquagénaire investie dans l’humanitaire dans « Les Bonnes intentions ».
  • La comédienne espère que cette fantaisie humaniste rendra les gens plus généreux.
  • Cela s'est déjà vérifié lors des avant-premières.

Peut-on faire du bon cinéma avec de bonnes intentions ? C’est ce que veut prouverGilles Legrand en dirigeant Agnès Jaoui dans une comédie toute en tendresse. La comédienne, toujours aussi juste, y incarne une mère qui s’investit dans l’humanitaire au risque de reléguer sa vie de famille au second plan. Et de voir mari et enfants lassés par tant de générosité.

Les Bonnes intentions se moque gentiment de cette quinquagénaire énergique mais débordée. « Elle n’est peut-être pas toujours à l’écoute de ses bambins pour les détails du quotidien, mais elle va en faire des gens de bien, assure  Agnès Jaoui à 20 Minutes. Le premier devoir d’une mère n’est-il pas de donner l’exemple ? » Parfois maladroit, cet altruisme coince souvent auprès de ses proches. Il faut voir l’embarras de sa fille quand elle fait un scandale dans un grand magasin en demandant comment sont payés les ouvriers bangladais qui ont fabriqué les habits…

Toute la misère du monde

« Mon personnage a tendance à prendre en charge toute la misère du monde, précise Agnès Jaoui. Et ça ne se passe finalement pas si mal… » Cette femme tente de rendre service à des migrants, comme leur apprendre le français. Mais elle est souvent en décalage, se scandalisant par exemple de les voir acquérir un langage ordurier, ou faisant la morale à une masseuse asiatique qu’elle juge trop câline avec ses clients. « Il lui arrive d’être à côté de la plaque, reconnaît la comédienne, mais sa façon d’agir est plus sympathique que de ne rien faire. »

Une ode à la générosité

« J’aime cette femme parce qu’elle a des valeurs et qu’elle s’y tient, explique Agnès Jaoui. Elle est un peu pénible, mais elle a raison sur le fond ». Elle se veut exemplaire, mais son exemple peut-il être suivi ? Agnès Jaoui n’est pas naïve. « Si le cinéma pouvait changer le monde, ça se saurait », dit-elle. Les Bonnes intentions a déjà créé de petits miracles au cours des avant-premières où des spectateurs solidaires se sont fait connaître pour s’engager à l’issue de la projection. « Chaque action compte, c’est aussi ce que dit le film », insiste l’actrice. Et c’est vrai que l’humour bon enfant de cette fantaisie donne envie d’être un peu plus généreux.