VIDEO. Pourquoi la superproduction «Kursk» a fait de la Bretagne son terrain de jeu

PAYSAGE Le film de Thomas Vinterberg a été en partie tourné à Brest…

Caroline Vié et Camille Allain

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Image extraite du film Kursk, sorti en salle le 7 novembre 2018.
Image extraite du film Kursk, sorti en salle le 7 novembre 2018. — Mika Cotellon / EuropaCorp
  • Le film Kursk de Thomas Vinterberg a été en partie tourné en Bretagne. Léa Seydoux, Colin Firth et Matthias Schoenaerts sont au casting.
  • Il relate le naufrage d’un sous-marin russe en août 2000 dans la mer de Barents. 118 marins étaient morts suite à plusieurs explosions.
  • Le réalisateur a apprécié le soutien de la région Bretagne et de l’armée. Il est tombé sous le charme de la région.

Un budget de 40 millions de dollars et un casting prestigieux qui verra Léa Seydoux, Colin Firth et Matthias Schoenaerts se partager l’écran. A l’affiche ce mercredi, le film Kursk sera l’une des grosses sorties cinéma de la semaine. Pour relater l’histoire du naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 Kursk en août 2000, le réalisateur a choisi de venir tourner sur les côtes bretonnes, et notamment à Brest. Pourquoi ? « Parce que la France et la Bretagne m’ont apporté un soutien que je n’ai trouvé nulle part ailleurs », répond le réalisateur danois Thomas Vinterberg à 20 Minutes.

Ce dernier avait d’abord pensé à tourner Russie, où vivaient les 118 marins qui ont péri en mer. Pour des raisons logistiques et financières, il a finalement réalisé toute l’ouverture de son film à bord du Redoutable, un sous-marin français installé à la Cité de la mer, à Cherbourg (Manche). « C’est un lieu à la fois magique et étouffant. Cela m’a donné une idée de ce qu’avaient pu vivre les marins du Kursk », poursuit Thomas Vinterberg, qui n’hésite pas à encenser l’armée française pour son soutien. « Ils avaient des règles strictes mais claires et nous ont apporté une aide qui a donné un plus non négligeable à notre film ».

La Bretagne ? « L’un des plus beaux voyages que j’ai fait »

Pendant deux heures, le spectateur est emmené à bord du sous-marin, touché par plusieurs explosions le 12 août 2000. Entraîné au fond de la mer de Barents, au nord de la Russie, l’appareil avait vu la grande majorité de ses marins être tués par les explosions. L’enquête a démontré que 23 d’entre eux avaient survécu plusieurs heures, avant d’être asphyxiés suite à une nouvelle avarie.

Le réalisateur Thomas Vinterberg, ici lors du tournage du film Kursk.
Le réalisateur Thomas Vinterberg, ici lors du tournage du film Kursk. - Mika Cotellon / EuropaCorp

Le réalisateur, qui n’avait jamais mis un pied dans la région, s’est rendu à plusieurs reprises à Brest pour tourner au port de commerce et voir les sous-marins français de l’Ile Longue. « J’ai parcouru la Bretagne en train depuis Paris. C’est l’un des plus beaux voyages que j’ai jamais fait. La région est superbe. Ces maisons en pierre et cette végétation aux verts changeants sont merveilleuses », témoigne le réalisateur, tombé sous le charme de la région.

La grande majorité du film a été tournée dans les studios AED à Anvers, en Belgique. Le tournage en France a duré trois à quatre semaines, souvent dans des bases militaires. Plusieurs habitants font de brèves apparitions dans le film.