«Fahrenheit 11/9»: Trois séquences choc du nouveau documentaire de Michael Moore

E-CINEMA Le nouveau documentaire de Michael Moore est disponible ce mercredi...

L.B.

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L'affiche du film Fahrenheit 9/11 de Michael Moore
L'affiche du film Fahrenheit 9/11 de Michael Moore — MYTF1VOD
  • Fahrenheit 11/9 est accessible ce mercredi sur toutes les plateformes de VOD.
  • C'est une suite non-officielle de son précédent Fahrenheit 9/11 sur l'arrivée au pouvoir de George W. Bush.

Quand un documentaire de Michael Moore sort, on sait à quoi s’attendre : une critique acerbe du système politique américain. Fahrenheit 11/9, disponible ce mercredi sur toutes les plateformes de VOD, suite non-officielle de son précédent Fahrenheit 9/11 sur l’arrivée au pouvoir de George W. Bush, s’attaque cette fois, suspense… à Donald Trump.

Le film s’ouvre sur la soirée électorale du 9 novembre (11/9 aux Etats-Unis) 2016, qui provoque un séisme dans la vie politique américaine avec une question en toile de fond : comment les Etats-Unis en sont arrivés à élire l’ancien présentateur de The Apprentice à la tête du pays ? Pendant deux heures, Michael Moore s’en prend à tous les acteurs du système démocratique (politique, média, élections). 20 Minutes a sélectionné les trois moments les plus marquants de Fahrenheit 11/9.

Le scandale de l’eau contaminée à Flint

Une large partie du documentaire est consacrée au scandale de l’eau contaminée au plomb à Flint (Michigan). Michael Moore, caméra à l’épaule, retourne dans sa ville natale pour exposer le « PDG gouverneur » de l’Etat, Rick Snyder. Dans le documentaire, il l’accuse d’avoir floué la population locale et d’avoir laissé les habitants boire cette eau, gravement contaminée. Comme il l’explique, tout commence en 2011 lorsque la ville cherche à réaliser des économies en construisant un deuxième oléoduc pour puiser, trois ans plus tard, l’eau dans la rivière de Flint au lieu de continuer à s’approvisionner dans le lac Huron, beaucoup plus sain. Les autorités n’ont pas prévenu la population du danger et les habitants ont commencé à tomber malades. Des milliers d’enfants ont été empoisonnés et 12 personnes sont mortes, victimes de la légionellose.

Obama décevant

Michael Moore ne s’attaque pas seulement à Donald Trump, il n’hésite pas à égratigner Barack Obama en passant. Pourquoi se priver ? Alors que les habitants espèrent trouver du réconfort auprès de leur président, ils découvrent, non sans surprise, un Barack Obama presque désinvolte face à la crise sanitaire de Flint. Au milieu de son allocution, il demande un verre d’eau à son équipe, la même eau qui a tué 12 personnes. Il explique ensuite que, enfant, il a probablement ingéré du plomb en mangeant de l’écaille de peinture. « Les gens étaient estomaqués », explique une habitante dans le documentaire. Obama cherchait-il à dédramatiser le scandale ? C’est en tout cas la thèse du film.

Trump et Hitler

Fidèle à son sens de la provocation, Michael Moore n’a pas peur du point Godwin. Il n’hésite pas à faire un parallèle entre l’accession au pouvoir de Donald Trump, à coups de promesses démagogiques, d’autoritarisme et d’attaques contre la presse, et celle des Nazis d’Adolf Hitler dans l’Allemagne des années 1930. Il décrit l’actuel président des Etats-Unis comme un raciste et un misogyne qui ne cache pas ses instincts les plus bas. Pour Michael Moore, la démocratie est en danger.