VIDEO. «First Man»: La recette de «La La Land» pour conquérir l'espace

BIOPIC Damien Chazel, le réalisateur de « First Man », reprend les ingrédients de « La La Land » pour son nouveau film sur la conquête spatiale, en salles le 17 octobre...  

Caroline Vié

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Ryan Gosling dans First Man de Damien Chazelle
Ryan Gosling dans First Man de Damien Chazelle — Universal France
  • Dans « First Man », Ryan Gosling incarne Neil Armstrong, le premier homme qui marcha sur la lune en 1969.
  • Le réalisateur de « La La Land » et « Whiplash » reprend des ingrédients de ses précédents films pour faire revivre la conquête spatiale.
  • Il livre une œuvre épique qui redonne foi en l’espèce humaine.

Damien Chazelle est un prof épatant. Il a appris au spectateur à jouer de la batterie dans Whiplash, l’a initié au chant et à la danse dans La La Land. Il l’envoie maintenant sur la lune avec Ryan Gosling pour First Man où ce dernier incarne Neil Armstrong, le premier homme qui marcha sur notre satellite en 1969.

Rarement le public n’avait eu autant l’impression de vivre la conquête spatiale en direct que dans ce film virtuose qui en décrit les sacrifices et les victoires. Damien Chazelle s’attaque à un sujet historique mais il utilise les mêmes ingrédients que ceux qui lui ont brillamment réussi dans ses films précédents. 20 Minutes en a fait la liste.

Un mélange d’intime et de spectaculaire

« J’ai choisi de tourner ce film comme le ferait un témoin, espionnant à la fois les missions spatiales et les moments les plus intimes de la famille Armstrong », explique le réalisateur dans le dossier de presse. Comme dans La La Land où les numéros musicaux grandioses alternaient avec les scènes resserrées sur le duo Ryan Gosling et Emma Stone.

Une ode à la persévérance

Whiplash montrait à quel point un jeune batteur de jazz pouvait souffrir pour parvenir à exceller dans son art. First Man fait une démonstration similaire. C’est au prix de leur vie de famille, et parfois de leur vie tout court, que les astronautes finissent par réussir. Damien Chazelle décrit leurs angoisses sans la moindre concession, sans jamais chercher à enjoliver leur réalité.

Le souffle épique

Vous souvenez-vous de l’ouverture de La La Land quand les automobilistes dansent sur l’autoroute ? Damien Chazelle retrouve un souffle similaire pour les scènes spatiales de First Man. Le spectateur reste bouche bée quand Neil Armstrong voit la Terre depuis son vaisseau. Ces moments sublimes semblent d’un coup justifier tous ses sacrifices.

Le sens du trivial et du sublime

Damien Chazelle n’angélise pas ses personnages que le stress peut rendre aussi odieux que le prof de Whiplash. Il révèle aussi à quel point l’habitacle des vaisseaux pouvait être exigu et précaire, au point de rendre le spectateur claustrophobe. L’admiration ressentie pour les astronautes n’en est que plus grande après avoir compris les risques qu’ils ont pris. First Man donne l’impression d’avoir participé à leur aventure.