«Venom»: C'est qui lui, un super-héros ou un super-vilain?

POP Ennemi juré de Spider-Man, Venom a le droit à son propre film, avec Tom Hardy…

V. J.

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Venom
Possédé par un symbiote qui agit de manière autonome, le journaliste Eddie Brock devient le protecteur létal Venom.
Venom Possédé par un symbiote qui agit de manière autonome, le journaliste Eddie Brock devient le protecteur létal Venom. — Sony Pictures Entertainment

Superman, Batman, Spider-Man, ça, vous connaissez par cœur. Iron Man, Thor, Captain America, c’est bon, vous avez appris à les connaître depuis dix ans de films Marvel. Mais Ant-Man, Captain Marvel ou Venom ? Maintenant que les super-héros les plus célèbres ont eu leurs adaptations sur grand écran, les studios s’attaquent aux personnages moins évidents, mais non moins passionnants, pour satisfaire l’appétit insatiable des fans. Venom est de ceux-là, mais qui est-il exactement ?

La super origine

Venom fait sa première apparition dans le comics The Amazing Spider-Man en mai 1984, non pas sous sa forme définitive et humanoïde mais sous sa forme extraterrestre, liquide : le symbiote. L’idée est d’offrir un nouveau costume à Spider-Man, noir et blanc, une idée pitchée par un fan qui recevra une lettre du boss de Marvel et un chèque de 250$. Comme son nom l’indique, le symbiote a besoin d’être en symbiose avec un hôte pour survivre, et après avoir été rejeté par Peter Parker, il lui faudra attendre quatre ans pour trouver l'« heureux » élu, un journaliste déchu et revanchard : Eddie Brock. Il devient ainsi Venom, l’une des Némésis les plus célèbres de Spider-Man.

Le super-vilain

A l’instar du Bouffon Vert et de Docteur Octopus, le personnage de Venom est intrinsèquement lié à celui de Spider-Man. Les deux se croiseront et s’affronteront à plusieurs reprises au gré des décennies et des arcs de comics, le super-vilain ayant plus d’une fois l’ascendant sur le super-héros. Son design évolue, même s’il doit tout ou presque à Todd McFarlane, également dessinateur - et ce n’est pas un hasard - de Spawn.

Au cinéma, il faut attendre Spider-Man 3 pour que son histoire soit (mal) racontée, grâce à la magie des effets spéciaux plutôt qu’à la performance de son interprète, Topher Grace. Il incarne encore une fois Eddie Brock, même si celui-ci ne fut pas le seul hôte du symbiote, avec Angelo Fortunato, Mac Gargan, Flash Thompson, Ann Weying ou même Wolverine. Le symbiote, lui-même, n’est pas unique. On en compte une dizaine, dont le symbiote #999 qui donnera naissance à Carnage, le super-super-villain.

Le super-anti-héros

A l’instar du Punisher, tout n’est pas aussi noir et blanc que son costume pour Venom. Dès 1993, il a le droit à son propre comics, Lethal Protector, littéralement « protecteur létal », où il défend les sans-abri et combat d’autres symbiotes… Avec l’aide de Spidey. Les deux joindront leurs forces, bon gré mal gré, plus d’une fois, comme dans le célèbre crossover Maximum Carnage. Aussi méchant et borderline soit-il, Eddie Brock a un code d’honneur et ne s’attaque jamais aux innocents. Le film avec Tom Hardy épouse cette approche, allant plus loin encore, jouant sur la dualité entre le symbiote et son hôte et faisant de Venom moins un super-anti-héros qu’un super-héros malgré lui.