VIDEO. «La Particule humaine»: Jean-Marc Barr a tourné la page du «Grand Bleu»

PORTRAIT Jean-Marc Barr, comédien découvert dans « Le Grand Bleu », est éblouissant dans « La Particule humaine » en salle le 10 octobre…

Caroline Vié

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 Ermin Bravo et  Jean-Marc Barr dans La Particule humaine de Semih Kaplanoğlu
Ermin Bravo et Jean-Marc Barr dans La Particule humaine de Semih Kaplanoğlu — Piffl Medien/Sophie Dulac Distribution
  • Jean-Marc Barr explore la Terre dévastée dans « La Particule humaine ».
  • Il incarne un généticien espérant sauver notre planète de la famine dans un futur proche.
  • Le choix de cette fresque de science-fiction témoigne de l’exigence de l’acteur, ardent défenseur du cinéma européen.

Jean-Marc Barr a fait le choix de l’exigence plus que de la facilité en jouant dans La Particule humaine du réalisateur turc  Semih Kaplanoğlu. L’acteur revient dans le rôle d’un généticien spécialiste des semences dans cette fresque de science-fiction filmée dans un somptueux en noir et blanc. Il entreprend un voyage initiatique envoûtant à la recherche d’un confrère pouvant l’aider à trouver une solution pour sauver notre planète de la famine.

« J’avais été émerveillé par Miel, le précédent film du réalisateur, avoue Jean-Marc Barr à 20 Minutes et la thématique de La Particule humaine m’a fasciné. La façon dont le périple intime du héros rejoint les questions sur l’environnement m’a passionnée. » Le comédien sexagénaire a été ébloui par l’expérience quasi mystique d’un tournage qui l’a transporté sur plusieurs continents de Detroit en Anatolie en passant par l’Allemagne.

Sortir du Grand Bleu

Les films hors du commun n’ont rien de nouveau pour Jean-Marc Barr, découvert il y a trente ans dans Le Grand Bleu de Luc Besson. « Je n’étais pas préparé pour ce succès soudain, avoue-t-il. J’étais un gamin privilégié depuis mon enfance et soudain confronté à une gloire que je ne savais pas bien gérer. » Sa rencontre avec Lars von Trier pour Europa va l’aider à trouver sa voie. « Lars m’a appris la liberté en me faisant comprendre que ma place se trouve au cœur du cinéma européen plus que dans les productions hollywoodiennes aseptisées. »

Trouver un juste milieu

La Particule humaine, hommage au cinéaste russe Andrei Tarkowski, témoigne de sa passion pour un cinéma sans concession. « Comme tout le monde, je suis obligé de travailler pour vivre, reconnaît-il. J’essaye cependant de trouver un juste milieu entre la réalité financière et mes désirs artistiques. » Une jolie façon d’admettre qu’il n’a pas toujours été fan des films qu’il a tournés. Ce n’est pas le cas pour celui de Semih Kaplanoğlu dont la puissance l’a pris au débotté. « Semih est musulman mais La Particule humaine est une œuvre intense qui va au-delà de sa religion », précise-t-il.

Citoyen de l’univers

Entre théâtre et tournage, Jean-Marc Barr a trouvé l’équilibre. « Je me sens totalement européen dans ma vie comme dans ma filmographie que je veux peupler de projets excitants », martèle le comédien né aux Etats-Unis. En le voyant donner la réplique à Ermin Bravo dans La Particule humaine, on se prend à penser que l’acteur touche à l’universel, puisqu’il s’agit de sauver la planète…