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DRAMEVIDEO. Ben Kingsley souffre dans la peau du nazi Eichmann

VIDEO. Ben Kingsley: «Je ne pouvais pas me voir dans la glace une fois transformé en Eichmann »

DRAMELe comédien a eu du mal à se glisser dans la peau du dignitaire nazi Adolf Eichmann dans «Opération finale», diffusé ce mercredi 3 octobre sur Netflix…
Sir Ben Kingsley dans Opération Finale de Chris Weitz
Sir Ben Kingsley dans Opération Finale de Chris Weitz - Netflix France
Caroline Vié

Caroline Vié

L'essentiel

  • «Opération Finale » est diffusé le 3 octobre sur Netflix après avoir été préseté en clôture du Festival de Deauville.
  • Sir Ben Kingsley y incarne Adolf Eichmann, nazi traqué et exécuté en 1962.
  • Il ne voulait pas ressentir la moindre empathie pour son personnage.
  • Il a pensé aux victimes d’Eichmann pendant le tournage.

Sir Ben Kingsley a créé l’événement au dernier Festival de Deauville en présentant Opération Finale de Chris Weitz . Dans ce film diffusé en France sur Netflix, il incarne Adolf Eichmann (1906-1962), haut dignitaire nazi, dont la traque et l’arrestation sont au centre d’un suspense historique également interprété par Oscar Isaac en agent du Mossad.

« Dans ma carrière, il y a des personnages que j’ai aimés profondément, d’autres avec lesquels je n’avais pas une grande affinité, confie Ben Kingsley à 20 Minutes. Mais Adolf Eichmann est le seul pour lequel je n’ai jamais ressenti la moindre empathie. » Le comédien, oscarisé en 1983 pour Ghandi de Richard Attenborough, a souffert en réalité. « Cela demandait une grande autodiscipline que de me glisser dans la peau de ce monstre. Je devais garder une distance constante entre lui et moi. »

Les victimes avant tout

Il estime avoir dû maintenir le nazi loin de lui. « Je ne lui ai prêté que mon corps et ma voix, mais il n’était pas question qu’il touche mon âme », insiste Sir Ben. Dans son studio, le comédien a étudié des documents sur Eichmann pour retrouver son maintien corporel et ses attitudes. « Je ne voulais pas le considérer du point de vue de ses actes ou de son idéologie, mais en pensant à ses victimes, se souvient-il. J’avais l’impression que ce sont elles qui me guidaient dans mon travail. » Il a notamment revu des images de procès du nazi et fait siennes les paroles de son ami Elie Wiesenthal : « Le dernier mot appartient aux victimes ». Et Ben Kingsley de répéter ces paroles, les larmes aux yeux.

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Un bon père de famille

Des scènes étonnantes montrent aussi Eichmann en bon père de famille, soucieux du bien-être de son fils. « Le plus dur à avaler est de se dire qu’il s’agissait d’un être humain, avoue Ben Kingsley. Et d’admettre que l’homo sapiens puisse atteindre de tels extrêmes, autant dans le bien comme Ghandi que dans le mal comme Eichmann. » Un savant maquillage transforme l’acteur de 74 printemps en statue glaciale dont les lunettes ne dissimulent pas la cruauté. « Je ne pouvais pas me voir dans la glace, ni regarder sa photo, une fois transformé en lui », reconnaît-il. Sa performance époustouflante est l’atout majeur d’une œuvre efficace qui contribue à indispensable travail de mémoire.

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