VIDEO. Pierre Morel: «Jennifer Garner, ce n'est pas que Charles Bronson sans la moustache»

THRILLER Dans « Peppermint », le réalisateur de « Taken » Pierre Morel, dirige Jennifer Garner en mère résolue à tuer les assassins de sa famille…

Caroline Vié

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Jennifer Garner dans Peppermint de Pierre Morel
Jennifer Garner dans Peppermint de Pierre Morel — Metropolitan FilmExport
  • Jennifer Garner retrouve (enfin) un rôle digne de la série « Alias ».
  • « Peppermint » la confronte à des malfrats redoutables qu’elle décime sans pitié.
  • Le réalisateur français Pierre Morel multiplie les scènes d’action et d’explosions autour de cette héroïne déterminée.

Jennifer Garner incarne une maman très en colère dans Peppermint du réalisateur français  Pierre Morel, présenté hors compétition au Festival de Deauville. Il faut reconnaître qu’elle a de quoi être contrariée : les narcotrafiquants qui ont tué sa fille et son mari ont été relaxés par un juge corrompu. De quoi lui faire prendre le chemin de la vengeance.

« Mon film n’est pas une histoire de vengeance, mais de justice ! » proteste le cinéaste qui signe un thriller nerveux aux scènes d’action bourrées d’adrénaline. La jeune femme prend les choses (marteau, clous, flingues et explosifs) en mains pour éliminer toutes sortes de très mauvais éléments. « Je tenais à ce que mon film ait un cœur », prétend-il Celui d’une mère et d’une épouse rendue folle de douleur par la mort des siens.

Un vrai personnage féminin

« Nous avons vraiment écrit le film pour un personnage féminin, insiste le réalisateur de Taken. Le mouvement #MeToo a enfin rendu ce concept possible : créer une femme forte, crédible quand elle s’en prend à des malfrats. » L’ex-héroïne de la série Alias s’est montrée enthousiaste à l’idée d’incarner cette héroïne animée par une fureur galvanisante. « Jennifer Garner, ce n'est pas que  Charles Bronson sans la moustache », résume Pierre Morel.

Comme un gamin

En guise de terrain de jeu, des décors aussi spectaculaires qu’une grande roue ou une fabrique de piñatas. « Je suis comme un gamin qui joue avec un train électrique quand je règle des scènes d’action, avoue le cinéaste. J’adore faire exploser des trucs. » Jennifer Garner se met au diapason de ses instincts destructeurs. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle paye de sa personne en se bagarrant comme une tigresse.

Doser la violence

Pierre Morel orchestre à loisir des fusillades et autres têtes à têtes entre la justicière et ses proies. Il prend néanmoins bien soin de ne pas exagérer les effets violents. « Je déteste le gore extrême, insiste-t-il. Je préfère jouer sur quelques brèves images chocs provoquant une réaction viscérale car cela me semble plus efficace. » La façon dont son héroïne traite un juge corrompu en est une bonne illustration. Le spectateur amateur d’action se laisse porter par l’adrénaline et trouve à ce Peppermint la saveur revigorante d’une série B assumée.