Jean-Claude Van Damme de retour dans «Lukas»: Oui, c'est un bon acteur, la preuve en cinq films

ACTORS STUDIO Trente ans de grands écarts, de nanars et bientôt l’Oscar…

V. J.

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Jean-Claude Van Damme est Jean-Claude Van Damme dans «JCVD», à moins que ce soit l'inverse
Jean-Claude Van Damme est Jean-Claude Van Damme dans «JCVD», à moins que ce soit l'inverse — Gaumont Distribution

Entre deux sorties médiatiques, et malaises, Jean-Claude Van Damme est de retour au cinéma avec un nouveau film, Lukas, dans lequel il casse des bras bien sûr, mais se révèle également convaincant, et même touchant, en héros fatigué. Trente ans de carrière, de grands écarts et de nanars ont presque fait oublier que JCVD n’était pas que les muscles de Bruxelles, et qu’il pouvait jouer la comédie, être bon acteur. Non, ce n’est pas une blague, la preuve en cinq films.

JCVD

Le film de la résurrection, son Copland à lui, en référence au long-métrage de James Mangold qui permit à Stallone de sortir de ses rôles de Rocky et Rambo. Jean-Claude y joue son propre rôle ou presque, une version décalée et loser, où tout va mal : sa carrière, sa famille, ses finances… et le voilà victime d’une prise d’otages. L’occasion d’une introspection face caméra, entre fiction et réalité, qui permet à l’acteur de prouver son talent, mais qui a aussi brouillé la frontière entre la vraie personne et le personnage public, entre Jean-Claude Van Damme et JCVD. Toujours est-il que Jean-Claude n’est jamais aussi bon qu’en lui-même, dans Last Action Hero ou la série Friends.

Expendables 2

Après un refus pour le premier Expendables, Jean-Claude accepte de jouer les guests dans la suite, et même un peu plus, car contrairement à Schwarzy, Bruce Willis ou Chuck Norris venus faire coucou, il interprète un vrai rôle, qui plus est le méchant : Jean Vilain. Ça ne s’invente pas. L’acteur, flippé et flippant comme il faut, prend clairement son pied, avant de le mettre dans la tronche de Stallone. Un combat final mano a mano et un rêve devenu réalité pour toute une génération biberonnée aux VHS.

Universal Soldier : Le Dernier jugement

Bloodsport, Kickboxer, Full Contact, Cyborg… Difficile de choisir le meilleur rôle, et plaisir coupable, de Jean-Claude Van Damme dans les années 1980-1990. C’est pourquoi il n’est pas interdit de redonner une chance à Universal Soldier, film de Roland Emmerich, où il joue un soldat redécouvrant son humanité après avoir été tué au Vietnam et réanimé en quasi robot. Tout un programme. Mais on lui préféra le revival de la franchise de 2009 et surtout sa suite Le Jour du jugement, avec un Jean-Claude habité et radical et une réalisation tarée et trash de John Hyams.

Replicant

Deux JCVD pour le prix d’un, qui dit mieux ? En plus de jouer avec son image privée et publique, Van Damme n’aime rien plus que de se dédoubler à l’écran. Il jouait déjà des frères jumeaux dans Double Impact, mais il se dépasse en serial killer et son clone dans Replicant de Ringo Lam. Le réalisateur hongkongais est d’ailleurs un peu son alter ego, et lui offrira ses plus beaux rôles, et le plus à jouer, dans des films d’action, avec également Risque Maximum et In Hell.

Cavale sans issue

L’un de ses films les plus méconnus, à tort. En pleine folie Van Damme, entre Chasse à l’homme, Timecop et  Street Fighter, l’acteur veut prouver qu’il est plus qu’un simple action man et tente de belles choses dans ce film, plus proche du drame, où il interprète un prisonnier en cavale qui trouve refuge dans une famille menacée par un promoteur véreux. « Jean-Claude Van Damme, comme vous ne l’avez jamais vu », clamait la bande-annonce.

 

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