VIDEO. «Capitaine Morten et la reine des araignées»: L'aventure en miniature

ANIMATION « Capitaine Morten et la reine des araignées » donne vie à de toutes petites et magnifiques marionnettes...

Caroline Vié

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Capitaine Morten et la reine des araignées de Kaspar Jancis
Capitaine Morten et la reine des araignées de Kaspar Jancis — Septième Factory
  • « Capitaine Morten et la reine des araignées » a été présenté au Festival d’Annecy.
  • Un gamin miniature y vit des aventures fantastiques avec des insectes craquants.
  • Le réalisateur estonien explique à « 20 Minutes » pourquoi il a choisi des marionnettes pour raconter son histoire.

 

Quelle petite merveille que Capitaine Morten et la reine des araignées de Kaspar Jancis ! Ce conte présenté au Festival d’Annecy permet au spectateur de prendre la mer avec un gamin intrépide réduit à la taille d’un insecte par un enchanteur.

Projeté dans un monde farfelu et miniaturisé, le héros rencontre toutes sortes de bestioles étonnantes -, dont la souveraine du titre - dans l’espoir de sauver le bateau de son papa ruiné dans la vraie vie. « Ce sont les correspondances entre le monde magique et celui de la réalité qui m’ont passionné », avoue le réalisateur à 20 Minutes.

Des marionnettes sinon rien

Le cinéaste estonien, fou d’animation, a réalisé de nombreux courts-métrages pour adultes, avant de se lancer dans cette comédie fantastique et familiale pour le compte du studio NukuFilm, mythique dans son pays. « J’ai choisi la technique de la stop motion parce que cela me permettait de donner davantage de relief aux personnages », explique-il. Ces adorables poupées prennent vie comme par magie en un festival de couleurs et de volumes. « Les prises de vues réelles auraient coûté trop cher et le dessin animé ne m’aurait pas permis de jouer sur la profondeur de champ », dit-il.

Quelque chose de Morten

Le spectateur a l’impression de plonger au milieu des flots avec le môme intrépide et de prendre part à ses hauts faits. « Les marionnettes me rappelaient mon enfance quand je jouais avec des figurines, précise Kaspar Jancis. Bien sûr, elles sont plus sophistiquées mais le principe, totalement ludique, reste le même. » Le cinéaste était d’autant plus à l’aise dans cet univers fantastique qu’il l’a lui-même créé pour un livre pour enfants qu’il porte ici à l’écran. « Je m’y moquais des adultes, insectes affairés, comparés aux enfants infiniment plus sages », explique-t-il. Il reconnaît que Morten lui ressemble parce que « c’est un peu moi », dit-il.

Du boulot mais du bonheur

Ce film tourné à la fois en Estonie et en Irlande a fait passer des sueurs froides dans le dos de son créateur. « Honnêtement, j’ai parfois cru qu’on n’y arriverait pas avec les allers-retours entre les deux pays, mais le jeu en valait la chandelle. » Ce cocktail réussi où les poupées et les images de synthèses s’entremêlent pour enchanter le spectateur est une merveille. On ne saurait trop vous encourager à découvrir ce joli film en famille.

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