VIDEO. «Neuilly sa mère sa mère!» reprend la traditionnelle recette du choc des cultures

COMEDIE Le choc des culture, tel qu'il est développé dans ma suite de « Neuilly sa mère ! » a déjà assuré le succès de nombreuses comédies françaises…

Caroline Vié

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Jérémy Denisty, Joséphine Japy, Samy Seghir dans Neuilly sa mère, sa mère ! de Gabriel Julien-Laferrière
Jérémy Denisty, Joséphine Japy, Samy Seghir dans Neuilly sa mère, sa mère ! de Gabriel Julien-Laferrière — SND
  • Neuf ans après « Neuilly sa mère ! », la fine équipe est de retour.
  • Cette fois, c'est la famille huppée qui découvre Nanterre.
  • Le thème du choc des cultures plait généralement beaucoup au public.

En 2009, Neuilly sa mère! de Gabriel Julien-Ferrière remportait un succès estival inattendu en orchestrant le choc entre un gamin de banlieue défavorisée et son cousin sarkozyste de Neuilly. Neuf ans plus tard, changement de décor, l’adolescent incarné par Samy Seghir est devenu un beau jeune homme et c’est lui qui reçoit sa riche famille dans sa cité à Nanterre.

« Avec cette suite, je ne propose pas un remède à la crise, j’essaie de toucher du doigt les problématiques actuelles, raconte le scénariste Djamel Bensalah dans le dossier de presse. J’aspire à créer du lien social et à jeter des ponts entre les communautés. » Ce type d’œuvres basées sur le choc d’univers très différents semblent un ingrédient capital dans les succès du cinéma français. « C’est rassurant pour tout le monde, et valorisant pour le public », explique le critique Jean-Baptiste Morain dans Les Inrockuptibles. Les films suivants le démontrent.

Méli-mélo chez les aristos

Dans La vie est un long fleuve tranquille (1988), gros succès d’Etienne Chatiliez, un échange de bébés à la maternité fait se télescoper deux familles que tout oppose. Les Groseille, pauvre et sympa et les Le Quesnoy, riches et coincés finissent par s’apprécier. Le film fait un carton et la chanson du prêtre Patrick Bouchitey aussi.

Au Nord y avait Dany Boon

Un postier qui rêvait du Sud fait la grimace quand il est nommé dans le Nord. Bienvenue chez les Ch’tis lui fait retrouver le sourire et caracolant aux sommets du box-office et en attirant plus de 22 millions de Français dans les salles. Dany Boon et Kad Merad ont touché leur cœur et leurs zygomatiques.

Pas de bras, mais du box-office

Un gamin de banlieue à la langue bien pendue (Omar Sy, césarisé) vient soigner un handicapé rochon (François Cluzet). Le duo d’Intouchables (2011) mis en scène par les duettistes Toledano/Nakache fait rire et émeut près de vingt millions de spectateurs avec des répliques cultes comme « pas de bras, pas de chocolat ».

Famille (s) je vous aime

Les cultures se heurtent puis s’entremêlent dans Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? (2014) de Philippe de Chauveron. Chaque communauté reconnaît ses petits travers et se rit de ceux des autres tandis que les couples se forment pour créer une grande famille arc-en-ciel que plus de douze millions de personnes plébiscitent.

Des frites sinon rien !

Les Tuche d’Olivier Baroux aussi partent semer la panique à Monaco (2011), en Amérique (2015) puis à l’Elysées (2018) entraînant de nombreux fans à leurs trousses.

Là encore, ces sympathiques flemmards font craquer la France : le troisième volet de leurs aventures a attiré environ sept millions de cinéphiles leur assurant le César du public 2019.

Neuilly sa mère, sa mère ! fera-t-il aussi bien ?

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