VIDEO. «The Guilty»: Imaginez le drame qui se joue en temps réél à l'autre bout du fil

THRILLER Le très réussi « The Guilty », récompensé à Beaune, prend dignement la suite de chefs-d’œuvre du cinéma centrés sur une seule unité de temps et de lieu…

Caroline Vié

— 

 The Guilty de Gustav Möller
The Guilty de Gustav Möller — ARP Sélection
  • Un policier danois tente de sauver une femme kidnappée par son mari avec pour seule arme, son téléphone pour tenter de la localiser.
  • « The Guilty » est un huis clos où le spectateur se retrouve bloqué avec le héros et son téléphone.
  • Avant Gustav Möller, d’autres réalisateurs s’étaient essayés à un tel huis clos avec succès.

Dans The Guilty, un policier reçoit l’appel désespéré d’une femme qui vient d’être enlevée par son ex-mari violent. Gustav Möller orchestre un suspense brillant, récompensé par le Prix de la critique au Festival de Beaune : un huis clos où le spectateur se retrouve bloqué avec le héros et son téléphone.

C’est après avoir entendu un appel d’urgence sur Internet que le cinéaste suédois installé au Danemark a eu l’idée de son film. « J’ai compris que chaque personne écoutant cet enregistrement verrait des images différentes », se souvient-il dans le dossier de presse. Jouant avec la claustrophobie et une bande-son très riche, il fait monter la tension avec brio mais il n’a pas été le premier à utiliser le concept d'« unité de lieu et de temps » au cinéma.

A l’eau avec Alfred Hitchcock

Dès 1944, Alfred Hitchcock signe l’un des premiers huis clos de l’histoire du cinéma avec Lifeboat. Des naufragés perdus en mer sur un canot de sauvetage tentent de survivre. Le réalisateur a renoué avec le concept pour La Corde (1948) où un appartement devient une scène de crime oppressante pour un prof et deux étudiants assassins.

A la cour avec Henry Fonda

Dans Douze hommes en colère (1957) de Sidney Lumet, les jurés d’un procès pour meurtre doivent décider du sort d’un jeune homme accusé d’avoir tué son père. Enfermés dans une pièce, Henry Fonda et ses collègues échangent leurs arguments pour décider si le prévenu sera envoyé - ou non - à la chaise électrique.

Allô avec Colin Farrell

Colin Farell n’est pas à la fête dans Phone Game(2003) de Joel Schumacher. Un mystérieux interlocuteur le maintient enfermé dans une cabine téléphonique en menaçant de l’abattre. Et le spectateur se demande comme il va sauver sa peau tandis que Forest Whitaker joue un flic essayant de le tirer d’affaire.

En boîte avec Ryan Reynolds

Rodrigo Cortès fait encore plus dans Buried (2010) de Rodrigo Cortès centré sur Ryan Reynolds enfermé dans un cercueil doit négocier par téléphone avec des ravisseurs. Sa peau ne vaut pas cher dans ce thriller virtuose qui gagne le pari de ne jamais le sortir de sa boîte, un véritable tour de force.

En voiture avec Tom Hardy

C’est dans sa voiture que Tom Hardy est bouclé pour Locke (2014) de Steven Knight. Une trentaine de coups de téléphone vont changer sa vie du tout au tout au rythme de ses conversations. Un drame étonnant qui repose grandement sur la performance de l’acteur, impérial.

>> Et vous, avec qui auriez-vous envie de vous enfermer après avoir vu The Guilty ? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

>> A lire aussi : Passez vos vacances au ciné (il y fait frais et on n'a pas à porter ses bagages)