«Independence Day», «Forrest Gump», «Terminator 2»... Pourquoi le 4 juillet n'est pas une date comme les autres pour les sorties cinéma

CINEMA «American Nightmare», «Independence Day», «Forrest Gump», «Terminator 2»... Tous ces films sont sortis un 4 juillet aux Etats-Unis, et ce n'est pas un hasard...

V. J.

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Bill Pullman dans "Independence Day" (1996)
Bill Pullman dans "Independence Day" (1996) — © Twentieth Century Fox France

American Nightmare : Les Origines sort mercredi dans les salles françaises, mais également américaines. Or, le jour des sorties est habituellement le vendredi aux Etats-Unis. Sauf que ce mercredi est le 4-Juillet, jour de commémoration de la Déclaration d’indépendance de 1877 et grande fête nationale, voire patriotique. La franchise American Nightmare a choisi cette date symbolique pour faire écho à son sujet, et ses « Nouveaux Pères Fondateurs » qui instaurent une purge annuelle, douze heures de liberté totale et donc criminelle. Il n’est pas le seul, plusieurs films ont profité du Jour de l’indépendance pour parler de l’identité américaine, ou lancer l'été des blockbusters.

Independence Day

« Le sort a voulu qu’aujourd’hui soit le 4-Juillet, vous allez une fois de plus devoir défendre notre liberté, non pas de la tyrannie, de l’oppression ou de la persécution, mais de l’anéantissement. Aujourd’hui, nous célébrons le jour de notre indépendance. » De son titre assumé au discours du président, Independence Day profite d’une invasion extraterrestre pour rejouer et réécrire le Jour de l’indépendance à l’échelle planétaire, avec les Etats-Unis en sauveurs et leaders du monde. Micheal Bay ne racontera pas autre chose deux ans plus tard dans Armageddon, lui aussi sorti pour le 4-Juillet.

The Patriot, le chemin de la liberté

Roland Emmerich est-il le plus américain des réalisateurs allemands ? Toujours est-il qu’après Independence Day, il enchaîne avec le bien nommé The Patriot, l’histoire du colon américain et vétéran de l’armée Benjamin Martin en pleine guerre d’indépendance contre les Britanniques en 1776. Avec son héros fictif, mélange de quatre figures existantes, le film prend assez de libertés avec la réalité historique, au point de créer la polémique à sa sortie et de froisser les professeurs d’histoire britanniques. Tu m’étonnes.

Forrest Gump

Et si l’Amérique était un personnage, un film ? C’est le défi que s’est lancé Robert Zemeckis avec Forrest Gump, où la petite histoire d’un simple d’esprit rencontre la grande histoire des Etats-Unis du XXe siècle. Après avoir remporté six oscars, le film a été sélectionné en 2011 pour être conservé à la bibliothèque du Congrès américain en tant qu’oeuvre « culturellement, historiquement et esthétiquement importante ». Il a aussi fait de Tom Hanks le héros américain par excellence, comme on peut le retrouver dans Apollo 13, Il faut sauver le soldat Ryan, Le Pont des espions, Sully, etc.

Terminator 2 : Le Jugement dernier

Le Jour de l’indépendance ? Non, le jour du jugement dernier ! Si Les Dents de la mer et La Guerre des étoiles ont créé le blockbuster, Terminator 2 est l’incarnation ultime du soft power à l’américaine, avec son budget record de 100 millions de dollars, ses effets spéciaux révolutionnaires, son premier week-end d’exploitation record et un nouveau mètre étalon en termes de cinéma d’action. Toute une génération de spectateurs ne s’est jamais vraiment remise du film de James Cameron, c’est aussi ça the Fourth of July.

Né un 4 juillet

L’incontournable, l’évidence… mais il est sorti un 20 décembre ! Dans ce film inspiré d’une histoire vraie et réalisé par Oliver Stone en 1989, Tom Cruise interprète Ron Kovic, né un 4 juillet donc, citoyen modèle, fervent patriote et engagé volontaire au Vietnam. Il en reviendra paraplégique et deviendra un militant pacifiste. Pas très 4-Juillet tout ça.