VIDEO. «Mes frères», un film labellisé «équitable» qui prouve que le cinéma indépendant n'est pas qu'américain

DRAME Le documentariste Bertrand Guerry s'est entouré de proches pour donner vie à la bouleversante histoire d'une fratrie...

Caroline Vié

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David Arribe et Thomas Guerry dans Mes Frères de Bertrand Guerry
David Arribe et Thomas Guerry dans Mes Frères de Bertrand Guerry — Florian Martin Cinemersion/Mitiki
  • « Mes frères » évoque une terrible maladie vue par le biais d’une fratrie.
  • Ce film lumineux a été tourné en toute indépendance.
  • Il a bénéficié du label « Cinéma équitable » car une partie de ses bénéfices sont reversés à une association.

Il n’est pas obligatoire de réunir des stars ou de disposer d’un énorme budget pour faire un bon film. C’est ce que démontre Bertrand Guerry dans Mes frères. Le documentariste a remplacé les paillettes par une détermination sans faille pour signer son premier long de fiction, un vrai film indépendant.

« Ce qui me fascinait était la relation que des frères et de sœurs peuvent partager », explique-t-il. Son film parle de cela mais pas que. On y assiste aux retrouvailles de deux hommes blessés et de leur sœur sur fond de maladie. Le spectateur souffre avec l’épatant David Arribe dans le rôle d’une force de la nature dont le corps se paralyse progressivement.

Thomas Guerry et Sophie Davout, respectivement frère et compagne du réalisateur, composent des personnages devant affronter un passé douloureux et un présent pas facile. « Je suis entouré de personnes talentueuses et il me semblait évident de les intégrer dans ce projet singulier et ambitieux », déclare le cinéaste qui y dirige également ses enfants.

En famille et solidaire

Ce côté familial lui a permis de tourner en toute liberté avec l’aide des internautes d’une collecte Ulule. Le soutien de l’association FOP, qui touchera 50 % des bénéfices pour lutter contre la Fibrodysplasie Ossifiante Progressive ou maladie de l’homme de pierre, lui a permis d’obtenir le label «  Cinéma équitable ».

Un film lumineux

« Mon film n’est pas sombre ou anxiogène, insiste Bertrand Guerry. Si son sujet peut paraître dur, il est contrebalancé par des éléments lumineux. » Les superbes paysages de l’île d’Yeu apportent un dépaysement bienvenu dans Mes frères qui prouve que l’indépendance n’est pas réservée au seul cinéma américain.