VIDEO. Golshifteh Farahani se sent «comme un petit haricot vert à Annecy»

FESTIVAL L’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani est la voix française de l’héroïne de « Parvana, une enfance en Afghanistan », dont le destin n’est pas si éloigné du sien…

De notre envoyé spécial à Annecy, Stéphane Leblanc
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La réalisatrice Nora Twomey et l'actrice Golshifteh Farahani (à dr.) au Festival d'Annecy
La réalisatrice Nora Twomey et l'actrice Golshifteh Farahani (à dr.) au Festival d'Annecy — S.LEBLANC/20MINUTES
  • Golshifteh Farahani défend les couleurs de « Parvana, une enfance en Afghanistan » au Festival d’Annecy.
  • Elle assure la voix française d’une héroïne de dessin animé qui doit renoncer à sa féminité pour exister…
  • A l’issue de la projection, l’émotion de l’actrice franco iranienne était palpable.

« Je me sens ici comme un petit haricot vert ». Golshifteh Farahani veut dire qu’elle est heureuse d’être à Annecy, pour ressentir la ferveur du public malgré le fait qu’elle soit invisible à l’écran. L’actrice franco-iranienne assure la voix française de la jeune héroïne de Parvana, une enfance en Afghanistan, mais on ne l’entend pas: festival international oblige, le film de l’Irlandaise Nora Twomey est projeté à Annecy dans sa version originale anglaise.

Il n’empêche qu’il était important que la comédienne soit là, en chair et en os, comme sa voix le sera le 27 juin à la sortie de Parvana​ sur les écrans français. Pour la force de son témoignage et les quelques larmes vite réprimées avant qu’elles ne coulent sur son doux visage.

Renoncer à sa féminité pour sortir dans la rue

« Comme Parvana le fait à Kaboul quand son père est arrêté et qu’elle doit trouver le moyen de faire vivre sa famille, je me suis moi aussi coupé les cheveux à Téhéran », se rappelle Golshifteh Farahani. En Iran sous l’ayatollah Khomeini comme dans l’Afghanistan des talibans, renoncer à sa féminité en se faisant passer pour un garçon est « le seul moyen de sortir seule dans la rue ».

« Au moment du doublage, on a du s’arrêter plusieurs fois tellement ce que je voyais me paraissait juste et proche de ce que j’avais connu, explique Golshifteh à 20 Minutes. J’étais submergée par l’émotion ». Comme celle qui l’a saisie de nouveau ce mercredi après-midi à Annecy.