La fille de Romy Schneider «scandalisée» par un film qui dépeint sa mère comme une alcoolique dépressive

POLÉMIQUE Le film «Trois jours à Quiberon» sortira en France le 13 juin...

B.C. avec AFP

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Romy Schneider en 1959
Romy Schneider en 1959 — DALMAS/SIPA

La fille de l’actrice Romy Schneider, Sarah Biasini, s’est déclarée auprès de l’AFP « scandalisée » par un film consacré à sa mère, Trois jours à Quiberon, en salle en France le 13 juin, qui selon elle contient des « sous-entendus totalement mensongers ». Trois jours à Quiberon, déjà sorti en avril en Allemagne, raconte un épisode qui s’est déroulé à la fin de la vie de Romy Schneider : une interview accordée en 1981 par l’actrice à un journaliste du magazine allemand Stern, accompagné d’un photographe, alors qu’elle était en cure à Quiberon.

« J’ai été très choquée surtout parce que je pense que les gens qui vont aller voir ce film ne verront pas un film sur ma mère. Ils ne verront pas un film sur Romy Schneider. C’est totalement faux », a affirmé Sarah Biasini. Cette fiction inspirée de faits réels dépeint une Romy Schneider malheureuse et excessive, à un moment difficile de sa vie, alors qu’elle vient de se séparer de son mari Daniel Biasini, père de sa fille.

Une Romy alcoolique

L’actrice de Sissi et Les Choses de la vie, décédée en 1982, y est aussi montrée comme souffrant d’une dépendance aux médicaments et à l’alcool, dont elle essaie de se défaire lors de ce séjour à Quiberon, une vision de sa mère que Sarah Biasini conteste : « Elle allait tous les ans à Quiberon, mais pour faire une thalassothérapie, pour perdre des kilos superflus, comme beaucoup d’actrices. C’était une habitude. C’était juste une thalasso, ce n’était pas un centre de désintoxication. »

« La chose la plus grave selon moi, c’est qu’on la fait passer pour une alcoolique. Alors que si vous reprenez tous les réalisateurs ou tous les acteurs avec qui elle a travaillé, personne n’a jamais dit qu’elle avait un problème avec la boisson, poursuit Sarah Biasini. C’est complètement mal intentionné. On veut la dégrader. »

Dans le dossier de presse, la réalisatrice du film, la Franco-iranienne Emily Atef, indique notamment avoir « gardé certains passages de l’interview » à Stern pour son film, mais en avoir « aussi écrit d’autres. J’avais besoin de cette liberté-là par rapport aux événements réels pour atteindre la vérité du personnage. »