VIDEO. «La fête des mères» célèbre les mamans sans les angéliser

COMEDIE Ce film choral orchestré par la réalisatrice des « Héritiers » et du « Ciel attendra » montre tous les travers et les joies d'être maman…

Caroline Vié

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Audrey Fleurot et Gustave Kervern dans La fête des mères de Marie-Castille Mention-Schaar
Audrey Fleurot et Gustave Kervern dans La fête des mères de Marie-Castille Mention-Schaar — UGC Distribution
  • « La fête des mères » montre plusieurs visages de la célébrité.
  • Marie-Castille Mention-Schaar s’est entourée d’une belle brochette de comédiennes : Nicoles Garcia, Audrey Fleurot, Marie-Christine Barrault, Clotilde Courau...

Il existe plusieurs façons d’être une maman. C’est ce qui ressort de La fête des mères, film choral réussi. Marie-Castille Mention-Schaar, remarquée pour les excellents Les Héritiers et Le ciel attendra, signe un hommage aux femmes qui fait un bien fou parce qu’il les célèbre sans les angéliser.

« Je ne mets pas sur un piédestal cette fonction reproductrice, précise la cinéaste dans le dossier de presse. Je trouve que, par son statut, la mère a un énorme pouvoir et que tout pouvoir peut être dommageable, toxique et destructeur. » Les femmes qu’elle décrit sont avant tout des êtres humains devant composer avec tous les aspects de leur vie: professionnel, maternel ou sentimental.

Maman et présidente

L’un des personnages les plus originaux du film, celui qu’incarne Audrey Fleurot , jongle entre son bébé et ses fonctions de présidente de la République. Une bonne façon d’illustrer les difficultés que peut rencontrer une femme déchirée entre sa carrière et sa vie de famille. « C’est la dualité entre la fonction et la maternité qui m’intéressait », précise la cinéaste. Le spectateur prend fait et cause pour une dame au caractère bien trempé que son courage n’empêche pas de craquer par moments.

Maman d’un enfant grand

On ressent aussi une grande empathie pour la femme mûre à laquelle Nicole Garcia prête ses traits avec son intelligence habituelle. Elle doit, en effet, subir le flicage intensif et intrusif de son fils joué par Vincent Dedienne qui trouve son premier rôle à l’écran. Il est irrésistible en grand garçon qui vit dans la terreur qu’elle perde la tête. « J’ai senti chez Vincent un talent pour le rythme, explique Marie-Castille Mention-Schaar. Le duo qu’il forme avec Nicole est un rêve devenu réalité. » Leurs échanges font partie des moments les plus drôles de La fête des mères.

Que de belles dames

Mères ou filles, Clotilde Courau, Carmen Maura, Pascale Arbillot et Noémie Merlan représentent elles aussi différents visages de la femme d’aujourd’hui que la cinéaste décrit avec autant de justesse que de tendresse. Cerise sur le collier de nouilles, la cinéaste en profite pour révéler l’origine de « La fête des mères » qui aurait été créée en 1914 par l’activiste américaine Anna Jarvis. On la salue au passage et on se réjouit que son initiative généreuse ait donné, plus d’un siècle plus tard, un film aussi réjouissant.