VIDEO. Festival de Cannes: Avant sa sélection en compétition officielle, Yann Gonzalez étudiait le cinéma... à Cannes

LE LOCAL DE L'ETAPE Le réalisateur présente « Un couteau dans le cœur », avec Vanessa Paradis, sur la Croisette…

Fabien Binacchi

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Yann Gonzalez, Vanessa Paradis et Nicolas Maury au Festival de Cannes, le 17 mai 2018.
Yann Gonzalez, Vanessa Paradis et Nicolas Maury au Festival de Cannes, le 17 mai 2018. — JACQUES BENAROCH/SIPA
  • Yann Gonzalez, né à Nice en 1977, présente son deuxième long-métrage Un couteau dans le cœur en compétition officielle au Festival de Cannes.
  • Le réalisateur était au lycée à Cannes en « option cinéma ».
  • Son professeur de cinéma se souvient d’un élève « à la personnalité très affirmée » et aux « réflexions personnelles très liées au sexe et à la sexualité ».

Un réalisateur sur une plage qui se demande ce qu’il va bien pouvoir tourner. Une mise en abyme à la sauce Nouvelle vague. Le pitch du tout premier court-métrage signé Yann Gonzalez, un exercice demandé par les formateurs de son lycée cannois au milieu des années 1990, témoignait déjà de son « originalité ».

« Il a toujours eu son univers bien à lui », raconte Gérard Camy, l’ancien professeur de cinéma de l’Azuréen sélectionné pour la première fois de sa jeune carrière (deux longs-métrages) en compétition officielle au Festival de Cannes.

Débuts dans le journalisme

Car oui, le réalisateur d’Un couteau dans le cœur, projeté jeudi soir dans la Grand auditorium du palais et présenté ce vendredi à la presse, est ici chez lui.

Né à Nice à 1977 au sein d’une famille résolument artistique (son frère Anthony, leader du groupe M83, signe ses BO), Yann Gonzalez a passé toutes ses années de seconde, première et terminale en « option cinéma » au lycée Bristol, près de la Croisette.

« Même s’il a commencé comme journaliste, avec un style bien affirmé d’ailleurs, il s’est toujours montré très motivé par les films », explique encore Gérard Camy.

Travail et réflexions liés à la sexualité

« Je me souviens de quelqu’un de tranquille, de vraiment doux. C’est un vrai gentil. Mais également quelqu’un de très réactif et à la personnalité très affirmée, jusqu’à en être parfois clivante, détaille l’enseignant. Déjà à l’époque, son travail et ses réflexions personnelles étaient très liés au sexe et à la sexualité. »

Dans Les Rencontres d’après minuit (sélectionné à la Semaine internationale de la critique en 2013), Yann Gonzalez explorait déjà ces questions-là, dans un certain onirisme. Avec Un couteau dans le cœur, son deuxième long-métrage, le cinéaste met en scène une productrice de films pornographiques – Vanessa Paradis – confrontée à un tueur en série.

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