Festival de Cannes: «Je n'ai jamais tué personne, mais si je devais, ce serait un journaliste», lance Lars von Trier

CANNES Le réalisateur danois assume totalement la violence dérangeante, omniprésente dans son dernier film The House That Jack Built…

20 Minutes avec agences

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Lars von Trier au Festival de Cannes, le 14 mai 2018.
Lars von Trier au Festival de Cannes, le 14 mai 2018. — Vianney Le Caer/AP/SIPA

« J’aurais fait un grand serial killer » : Lars von Trier a fait dans la provocation ce mardi, le lendemain de la projection de son film The House That Jack Built, dont la violence frise l’insoutenable.

Le réalisateur danois s’est déclaré heureux que tant de personnes aient quitté la salle, écœurées par son personnage principal, un tueur en série incarné par Matt Dillon : « Si vous tuez un enfant, ça doit être perturbant. »

« J’aurais fait un grand serial killer »

Son film ne s’arrête d’ailleurs pas là : meurtres d’enfants, femme aux seins découpés et transformés en porte-monnaie : « J’essaie toujours d’aller loin. Ce serait malhonnête de ne pas le faire. Les choses qui arrivent dans la vraie vie, qui est pire, devraient et pourraient être filmées », a-t-il insisté, estimant qu’il « aurait fait un grand serial killer ».

Une direction que sa vie n’a heureusement pas prise. « Je n’ai jamais tué personne, mais si je devais le faire, ce serait un journaliste », a conclu Lars Von Trier devant un parterre de journalistes venus l’interroger.

Des « blagues » sur Hitler

« Très blessé » d’avoir été déclaré persona non grata au Festival de Cannes en 2011 pour ses « blagues » sur Hitler, Lars von Trier a mis en cause le sentiment de culpabilité des Français à propos de la Seconde Guerre mondiale.

« J’ai été très naïf, parce que la France a un gros problème avec son passé, vous savez, le gouvernement de Vichy, qui a livré les juifs ». Avant de finalement lâcher : « Cela aurait été mieux si [j’avais blagué sur Hitler] en Allemagne. »

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