Festival de Cannes: Deux ex-étudiants cannois de retour au bercail pour présenter un film

RENCONTRE Marco La Via et Hannah Ladoul sont sur la Croisette pour défendre Nous, les coyottes à l'Acid... 

Fabien Binacchi

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Hannah Ladoul et Marco La Via ont tous les deux 27 ans
Hannah Ladoul et Marco La Via ont tous les deux 27 ans — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Hannah Ladoul et Marco La Via, anciens étudiants en journalisme à l’IUT de Cannes présente un film à l’Acid, l’une des sélections parallèles du Festival de Cannes.
  • Ils l’ont tourné en Californie « avec toutes leurs économies ».

Ils sont de retour sur la Croisette. Mais cette fois-ci, ce n’est plus à eux de poser les questions. Hannah Ladoul et Marco La Via, anciens étudiants en journalisme à l’IUT de Cannes, sont à l’affiche d’une des sélections parallèles du festival... avec leur tout premier film de fiction.

Après un documentaire (Le populisme au féminin) et un court-métrage (Diane from the moon) remarqués, le couple présentera Nous, les coyotes ce lundi soir à l’ Acid, la programmation de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion.

« Avec nos économies »

« On l’a tourné dans la spontanéité et avec toutes nos économies, plaisantent-ils. En Californie, nous nous sommes incrustés sur un plateau  qu’avaient monté plusieurs jeunes en indépendant. On a voulu faire pareil. En Europe, pour trouver des partenaires pour notre documentaire, on nous avait dit ‘revenez dans 20 ans’. Là-bas, on te dit tout de suite ‘vas-y fonce’. »

Le rêve américain où tout serait possible ? C’est justement l’une des thématiques qu’ils traitent et questionnent dans leur long-métrage. En suivant Amanda et Jake, deux jeunes amoureux qui veulent s’installer à Los Angeles, « à ce moment de la vie, où il faut entrer dans le monde adulte. » « Et où il y a les galères, des choix à faire et des chemins à choisir », explique Hannah Ladoul.

Le tout en resserrant le scénario sur une seule journée. Comme pour un reportage qu’ils auraient pu faire il y a quelques années. « On ne renonce pas aux documentaires. On veut pouvoir tout faire, disent-ils. Au final, dans le journalisme, comme dans la fiction, l’idée est toujours de transmettre quelque chose ».

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