Le CNC donne son feu vert pour la sortie de «L'Homme qui tua Don Quichotte» le 19 mai

SALLES OBSCURES Le film sort dans les salles françaises après vingt ans de malédiction, le même jour que sa présentation en clôture du festival de Cannes...

Vincent Julé

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L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam
L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam — Ocean Films

Le Centre national du cinéma a donné son feu vert jeudi à la diffusion en salles de L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam, au cœur d'un imbroglio juridique avec le producteur Paulo Branco. Il sortira comme prévu le 19 mai prochain, le jour de sa présentation au festival de Cannes.

Un visa tout public

« Après avis de la Commission de classification, un visa "tout public" a été attribué ce jour au film de Terry Gilliam. Le visa d’exploitation est le document officiel qui permet la diffusion d’un film dans les salles de cinéma », a indiqué le CNC dans un communiqué. Le Tribunal de grande instance de Paris avait déjà donné son accord mercredi à la projection du film de Terry Gilliam en clôture de la 71e édition du Festival de Cannes.

« La décision du juge des référés d’hier a confirmé qu’il serait disproportionné d’empêcher la diffusion de l’œuvre en raison du différend qui oppose Terry Gilliam et le producteur Paulo Branco, a estimé le CNC. Un conflit qui sera tranché définitivement par la juridiction judiciaire le 15 juin ».

Un film maudit

« Le visa d’exploitation du film doit être demandé par le producteur du film, c’est-à-dire celui qui prend la responsabilité du financement et de la réalisation de l’œuvre, a expliqué le CNC. Or, la société Kinology, avec des coproducteurs espagnols, portugais et belges, a assuré la production effective du film et est la seule à avoir déposé une demande de visa d’exploitation. »

Le contentieux qui oppose Paulo Branco et Terry Gilliam, porte, lui, sur les conditions dans lesquelles il a été mis fin à leur collaboration, et « sur les droits dont lr producteur serait encore titulaire en application de la convention conclue entre eux », précise le CNC. Paulo Branco a acheté les droits d’auteur-réalisateur du film en avril 2016, mais, à la suite de différents désaccords artistiques et financiers, Terry Gilliam s’était tourné vers d’autres producteurs, avec qui il a finalement réalisé son film entre mars et juin 2017 pour 16,3 millions d’euros. Le fin d’une malédiction vieille de près de vingt ans.