Roman Polanski veut poursuivre l'Académie des Oscars pour son exclusion

POLEMIQUE Le cinéaste demande une audience équitable pour présenter sa version...

20 Minutes avec AFP

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Roman Polanski à Zurich (Suisse), le 2 octobre 2017.
Roman Polanski à Zurich (Suisse), le 2 octobre 2017. — Ennio Leanza/AP/Sipa

Une décision illégale. Par l’intermédiaire de son avocat, le cinéaste Roman Polanski a menacé de poursuivre l’Académie des arts et sciences du cinéma qui a voté son exclusion. Il affirme qu’il s’agit là d’une décision illégale et demande à être entendu équitablement.

« Un manque de respect flagrant de votre organisation »

« J’écris cette lettre pour éviter des poursuites inutiles », écrit son avocat Harland Braun dans une lettre envoyée mardi à l’Académie. Il fait valoir que l’institution n’a pas suivi la procédure en vigueur en expulsant son client sans audience préalable : « Nous ne contestons pas le mérite de cette décision mais le manque de respect flagrant de votre organisation pour ses propres normes de conduite et les infractions au code californien des entreprises ».

Il ajoute que le metteur en scène oscarisé de Rosemary’s Baby a reconnu « sa responsabilité morale et légale » dans l’agression sexuelle en 1977 contre Samantha Geimer, 13 ans à l’époque, et que celle-ci a accepté ses excuses et est apparue au tribunal en sa faveur. Ell-même estime que la décision de l’Académie était «une mesure laide et cruelle qui sert les apparence».

Un nouveau code de conduite pour les Oscars

« M. Polanski ne demande qu’une audience équitable pour présenter sa version », insiste l’avocat dans son courrier adressé à John Bailey, le président des Oscars. Le conseil des gouverneurs de l’Académie, qui comprend des personnalités parmi les plus puissantes de Hollywood comme Steven Spielberg et Tom Hanks, a voté la semaine dernière l'exclusion de Roman Polanski et de Bill Cosby. La décision se conformait au nouveau code de conduite adopté dans la foulée de l’affaire Harvey Weinstein, le producteur accusé de harcèlement, agression sexuelle ou viol par une centaine de femmes.

L’avocat de Roman Polanski a vivement réagi à la décision de l’Académie, parlant « de maltraitance psychique à l’encontre de notre client, une personne âgée. Mettre sur le même plan Bill Cosby et Roman Polanski constitue un malentendu total, un harcèlement ». Le réalisateur de 84 ans a parallèlement qualifié le mouvement #MeToo d'«hystérie collective».