VIDEO. «The Strangers: Prey at Night»: Le «home invasion», un genre incontournable du cinéma d'horreur

HORREUR « The Strangers », « Funny Games », « American Nightmare »… Ces films appartiennent tous au même genre, le « home invasion »…

V. J.

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«The Strangers: Prey at Night», dernier exemple en date du «home invasion», un genre incontournable du film d'horreur
«The Strangers: Prey at Night», dernier exemple en date du «home invasion», un genre incontournable du film d'horreur — Paramount Pictures France

Comédie, drame, polar, western… Le cinéma est déjà codifié, mais le cinéma de genre l’est encore plus, de par sa nature « exploitation » née avec les drive-in, les salles de quartier et les vidéoclubs. Ce sont le rape and revenge, le survival, le slasher ou encore le home invasion, qui trouve dans The Strangers : Prey at Night, en salle mercredi, sa plus récente incarnation. Une famille s’arrête pour la nuit dans un parc à mobile home qu’ils pensent désert. Puis une jeune femme masquée frappe à la porte et c’est le début du cauchemar.

« Parce que vous étiez à la maison »

Sorti il y a déjà dix ans, le premier The Strangers de Bryan Bertino est l’exemple parfait, séminal, d’un home invasion. Un jeune couple rentre de soirée chez lui et est pris pour cible par trois tueurs masqués. Pourquoi ? « Parce que vous étiez à la maison. » Brrrr. Le home invasion repose sur une peur très occidentale et très quotidienne, qui fait du domicile une extension de son être, un lieu a priori de sécurité, et qui n’oublie pas que plus de 200.000 cambriolages ont lieu par an rien qu’en France. Cela peut donc arriver à tout le monde.

A l’intérieur

Ce genre est aussi, de manière plus pragmatique, un cinéma facile à produire avec un seul décor et un petit casting, à l’instar de Terreur sur la ligne et sa baby-sitter qui répond à un coup de fil… passé de l’intérieur de la maison. Un film culte des années 1970, auquel Scream a rendu hommage dans sa célèbre séquence d’ouverture.

Si certains remontent l’origine du home invasion jusqu’à La Villa solitaire de D.W. Griffith, un film muet de 1909, c’est vraiment avec les années 1970 et Terreur sur la ligne donc, mais aussi Chiens de paille de Sam Peckinpah, qu’il s’est imposé comme un genre à part entière. Depuis, il a connu de nombreux exemples, de Funny Games de Michael Haneke à la série des American Nightmare en passant par les Français Ils, A l’intérieur ou Ghostland - Pascal Laugier en a fait la matière première de son cinéma, avec aussi Martyrs et The Secret.

Certains films renversent même le concept du home invasion, avec une proie qui se révèle plus coriace que ses assaillants, comme le vieil aveugle de Don’t breathe ou l’héroïne badass de You’re Next. De ce point de vue-là, Maman, j’ai raté l’avion peut, lui aussi, être considéré comme un home invasion.