Euthanasie: Le Cese vote en faveur de la sédation «explicitement létale»

SOCIETE Cet avis prône de « pouvoir demander (…) de recevoir, dans des conditions strictement définies, une sédation profonde expressément létale »...

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  • AndreG

    La position d’une commission du CESE sur la fin de vie m’interpelle pour plusieurs raisons.
    D’abord, pourquoi u organisme politique intervient publiquement et explicitement sur ce sujet de bioéthique à mi-parcours des Etats Généraux, risquant ainsi de biaiser la position citoyenne ?
    Sur le contenu des avis du CESE, je retiendrai la transgression majeure face à la loi Claeys-Leonetti de 2016, alors même que l’application de celle-ci n’est pas encore évaluée. En effet, nul ne sera dupe du contournement par le CESE du terme ‘euthanasie’ pour lui substituer une ‘sédation explicitement létale’ sur fond d’un relativisme fort : le critère d’intentionnalité inhérent à une éthique réaliste disparait. Le prétexte invoqué se fonde sur la seule volonté allant jusqu’à annihiler la puissance créatrice de la relation et du lien social. C’est dès lors impossible de concilier cette assertion avec les efforts de prévention du suicide considérée pourtant unanimement comme une cause nationale forte : ce paradoxe n’a pas manqué d’ailleurs d’être soulevé par les positions divergentes au sein du CESE.
    De plus, quand des remparts résistent encore à la transgression, la solution du CESE consiste à abolir leurs fondements : l’exemple du serment d’Hippocrate vidé de son sens de soin est emblématique de l’avis du CESE.
    Une fois postulée une liberté exclusivement émancipatrice et individualiste aux dépens d’une quête d’harmonie sociale, le CESE va jusqu’au paradoxe extrême : une euthanasie palliative, déjà d’ailleurs défendue par V. Fournier avant d’être nommée à la tête du Centre National de la Fin de Vie depuis 2016. Prétendre que faire mourir un patient est de l’ordre du soin tente de rendre caduque irrémédiablement le socle juridique de la protection du plus vulnérable en cédant à la pente du moins-disant éthique. Toutefois, le CESE ne se penche pas sur l’inapplicabilité d’un ‘encadrement strict’ dont nos pays voisins auto-convaincus ont pourtant largement déchanté.
    A mon sens, une volonté extrême de maitrise qui refuserait la finitude de notre existence jusqu’à légaliser l’aide à mourir ne fragiliserait que davantage notre lien social qui requiert une toute autre vision politique.

  • 1demon

    Economique et Social ??? la fin de vie coûte cher ?

    • Geeeeeeeeeerard

      Lol, mdr, xptdr oui et pis y'a Environnemental aussi dans le nom parce que si y'a un bonhomme de moins sur terre, ça fait moins de pollution ...

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