Réforme de l'accès à l'université: Plus de 400 professeurs dénoncent une «sélection hypocrite» dans une tribune

COLERE Dans une tribune publiée ce mardi, 425 professeurs fustigent une sélection qui pénalise les élèves qui ont des difficultés…

— 

  • Le commentaire doit comporter 2 à 5000 caractères.
  • Le commentaire ne doit pas comporter de liens externes à 20 Minutes.

Consultez la charte et les règles de modération des commentaires

  • lionelbis

    + 27
    "Le Conseil d’UFR de Droit et Sciences politiques réuni ce jour s’est très majoritairement prononcé, dans le contexte actuel, contre tout classement des candidatures sur Parcoursup pour la Licence 1 Droit à Nantes et à la Roche sur Yon. (...) Cette motion a été adoptée à l’unanimité des membres du conseil, moins une abstention (28 votants)."

  • capitoul95

    l'état a voulu que l'on ouvre les parcours de l'enseignement supérieur a ceux qui n'ont pas le niveau (surement à cause de l'éducation nationale le bac est devenu un médiocre certificat d'études - que j'ai passé a 11 ans - en première année de fac de droit en 1963 a peine déjà 20 % des étudiants passés en deuxième année..dans ma carrière j'ai eu a récruter des licenciés en droit... niveau très moyen orthographe déplorable langue étrangére Nulle... avec en plus la tendance a ne pas porter de cravate et de chémises et d'etre en jean...

  • BREIT

    ah les tris, les sélections, les élèves concernés peuvent vous en parler, mon fils a été en liste d'attente pour une section d'une IUT avec 16,50 BAC S, quelle n'a pas été sa surprise quand repêché à la dernière minute, il est arrivé sur les bancs de cette section si ardemment souhaitée. Plus de 30 % d'élèves n'avaient pas le niveau et ont décrochés avant Noel ! Comment sont faites ces fameuses sélections, là il y a une question à poser, parce que ni la direction de l'IUT ni les profs qui reçoivent les élèves pendant les sélections ne savent à quelle sauce c'est arrangé. Il y a des dizaines de jeunes avec un excellent niveau recalé et d'autres sans le niveau nécessaire qui passent, et ça ne profite à personne, mais strictement à personne, l'établissement est perdant, les profs dégoutés, les jeunes qui jettent l'éponge perdent une année, et ceux qui sont recalés et avaient les moyens de travailler se retrouvent dans une section non souhaitée. A qui profite cette gabegie ?

    • pomlnb

      Si vous parlez du système actuel, le mode de sélection est simple. C'est essentiellement un tirage au sort. C'est bien pour ça que Macron veut le changer, au moins un peu, mais il y a des élèves qui sont visiblement très contents du tirage au sort.

    • BREIT

      @pomlnb, non là ce n'était pas tirage au sort mais dans l'ancienne version informatique , des algorithmes que N Belkacem a refusé de dévoiler. Après une discussion avec son responsable de secteur, il a bien précisé que seul le rectorat pouvait y avoir accès, les chefs d'établissement ne pouvaient prendre aucune initiative, si bien que cette section qui venait d'investir 200 000 € dans du matériel s'est retrouvé en fin de première année avec 50 % d'effectifs en moins, de 50 étudiants il en restait environ 25. Ce qui leur a été reproché comme étant une mauvaise gestion, alors qu'ils ont compris dès la première semaine qu'il y avait des élèves qui ne pouvaient pas suivre les cours, ils ne comprenaient strictement rien, et pire certains cours étaient en anglais, et il était impossible de l'assurer pour tous, le niveau de langue était aussi trop bas.
      Une amie conseillère d'orientation a confirmé que ni les enseignants, ni les chefs d'établissement avaient accès au programme de sélection, et personne n'était en mesure de savoir ce qui avait été bidouillé, d'autres établissement dont celui où elle officie étaient touchés, eux avec une section cinéma, des élèves avaient présenté de très bons dossiers avec de beaux projets, ils étaient recalés au grand désespoir de tous. Les plus argentés sont allés vers des écoles privées et les autres en fac non contingentée, alors que leur section avait une bonne cote, ça a été la dégringolade totale.

    • pomlnb

      Ah, effectivement, j'avais oublié cette grosse daube - j'ai eu la chance de faire ma scolarité à l'époque où la sélection était faites par le conseil d'établissement, un concept un peu dingue...
      Pour le coup, la décision de rendre Open Source les algorithmes utilisés par le gouvernement est une excellente nouvelle ! L'aventure de ce logiciel, avec l'algorithme finalement publié sous forme partielle et incompréhensible (codage des noms de variable) est une vraie gabegie.
      Mais à la base, c'est effectivement absurde. A un moment, ça sera des étudiants face à leurs enseignants, je ne vois pas quel esprit tordu a pu décider que les enseignants devaient être exclus du mécanisme de sélection...

  • BREIT

    Et oui, ils découvrent les chercheurs, mais s'ils s'aventurent dans d'autres recherches ils verront que c'est pareil pour les hôpitaux, pour les Ephad, beaucoup de bla-bla mais des cacahouètes à l'arrivée.

  • Anta2

    En attendant, quand t'as 100 places pour 150 candidats, c'est tirage au sort (la méthode actuelle) ou sélection.
    Personnellement, je sais laquelle je préfère...

    • pomlnb

      Après, on peut faire une sélection intelligente.
      Par exemple, permettre à chaque université de décider de ses critères. On crée ainsi de la diversité - le bon élève sera avantagé à l'école qui sélectionne sur dossier, l'élève atypique à celle qui sélectionne sur tests en situation, l'élève surmotivé à celle qui sélectionne sur lettre de motivation... On peut aussi sélectionner sur stage - on inscrit les élèves un peu justes à une mise à niveau, par exemple deux mois de cours intensifs l'été, et on leur fait passer un test à la fin.
      Il y a aussi beaucoup à faire sur la VAE et sur la possibilité de revenir à l'université en milieu de carrière, par exemple pour changer de métier en cours de vie - ce qui sera la norme pour la future génération.
      Mais clairement, le tirage au sort est complètement absurde. De fait, ça dévalorise encore plus l'université par rapport aux grandes écoles.

  • mon_pseudo-187728

    Ils ont raisons ce gouvernement ne cesse d'être hypocrite sur tous les sujets en niants l'évidence

  • Carambole888

    Si ces professeurs avaient réellement la notion de ce qu'est la vie active dans les entreprises (choses rentabilisant au moins les impôts qui les nourrissent),ils réagiraient peut être différemment sauf si c'est pour nous produire de pur produits de la politique qui ne sont en fait alors ,que des sangsues vivant de baratin.Je crois que nos CSG vont contribuer encore et encore à réparer les dégâts occasionnés par des bons à riens (mais prêts à tout !) et assister des groupes de malandrins.

    • lionelbis

      Vous est-il possible de ne pas insulter ?

    • BREIT

      ah ça défoule de taper sur les profs, les jeunes, mais ils n'en peuvent rien si Macron vous a roulé dans la farine, n'avez vous donc pas compris à vos âges, qui'l vous monte les uns contres les autres, hier les bons à riens, les nantis c'était vous, demain, ce sera le toubib, le dentiste, aujourd'hui c'est le cheminot.

  • Crip

    425 enseignants d'universités sur les 91000, c'est vraiment négligeable, et ces enseignants ont-ils déjà eu à faire avec des bacs professionnels niveau collège qui s'inscrivent pour avoir une bourse et passer une année sabbatique au frais de la princesse alors qu'ils n'iront jamais en cours incapables de comprendre les premières notions enseignées.
    60% d'échec en première année, ce n'est pas assez ? Non ils veulent encore plus de moyens pour pouvoir augmenter ce pourcentage.

    • lionelbis

      Et alors ?
      Une année en université ne peut pas faire de mal. Un jeune apprendra peut-être quelque chose.
      Sinon, c'est l'école du désoeuvrement et de la rue puisque de nombreux jeunes ne trouvent pas, non plus, d'emploi.

    • vicoq

      @lionelbis : Si, selon ce que vous dites, il faut profiter de ce moment là pour qu'un jeune "puisse peut-être y apprendre quelque chose", alors c'est grave.

    • BREIT

      vous les préférez à Pole emploi ?

    • pomlnb

      @lionelbis
      Une année en CAP ne leur aurait pas fait de mal non plus. Mais on a poussé des élèves très moyens jusqu'au bac.
      Le problème, c'est qu'une année à l'université, c'est 10 000€. Et ils n'en font pas qu'une, il y en a pas mal qui y passent 4 ans avant de sortir sans diplôme - et donc, avec moins de chances qu'un CAP.
      Franchement, s'il s'agit juste d'apprendre quelques chose, qu'on leur file les 10 000€ pour faire un tour du monde. Ils apprendront plus et ne prendront pas la place d'un étudiant motivé...

  • lionelbis

    Effectivement les budgets sont bloqués depuis des années. Pourtant l'arrivée de cette classe d'âge dans l'enseignement supérieure est prévue depuis des années. depuis 2009, 290 000 étudiants supplémentaire ont accédé à l'enseignement supérieur (à budget quasi constant)
    Le pays a besoin de former les jeunes pour les métiers de demain. A la place, un lumpenprolétariat de jeunes sans aucune espoir d'amélioration de son sort est en train de se constituer.
    Un pays qui abandonne sa jeunesse a peu d'avenir. Quelle tristesse.

    • Anta2

      "Le pays a besoin de former les jeunes pour les métiers de demain"
      Ce n'est pas ce qu'il fait justement.
      Demander plus de budget pour quoi ? Former plus de gens en psycho, sociaux et aux "o" alors que ces filières ne mènent déjà pratiquement à rien ?
      On ferait mieux d'arrêter cette utopie de ne vouloir former que des doctorants et se concentrer sur ce qui est vraiment utile.
      De nos jours, il vaut 100 fois mieux avoir un BTS ou un DUT (oui je sais ce dernier est aussi universitaire, mais il sélectionne justement) qu'une des nombreuses licences inutiles qui pullulent à la fac.
      Et j'en sais quelque chose, j'ai une licence de physique et un dut + licence pro (en alternance) de génie civil, je vous laisse deviner dans quel domaine je travaille aujourd'hui...

    • lionelbis

      Anta2, Des milliers de personnes sortent tous les ans de l'Université et trouvent du travail. Peu vont jusqu'au doctorat.
      Ces personnes savent formuler une pensée cohérente, un raisonnement.
      universités versus BTS/IUT : Vous ne semblez pas avoir conscience que le coût d'un étudiant n'est pas le même selon sa formation.
      Enfin, le travail n'est pas la seule finalité du savoir, ne vous en déplaise.
      Bonne journée.

    • pomlnb

      @Anta2 - en fait, vous seriez réellement surpris de la difficulté qu'à par exemple une PME pour recruter quelqu'un en socio... Je veux dire, quelqu'un de compétent, capable de s'adapter au travail en entreprise, autonome, capable de parler aux clients, d'avoir le sens pratique et de bosser en environnement pluridisciplinaire... Ma compagne est dans ce cas, à chaque recrutement c'est la croix et la bannière pour trouver... Concernant Nanterre, c'est poubelle directement, les derniers stagiaires ou salariés venant de cette université ont été un cauchemar absolu.
      Quand à l'argument BTS/DUT, ça se discute. Je suis informaticien, je sors de la fac (UTC puis Dauphine) et je vois très bien la différence avec des collègues qui viennent de DUT/BTS. Ces derniers ont une formation plus pratique, j'ai un bagage théorique nettement plus large. Dans leur strict domaine de compétence, ils sont plus efficace. Par contre, j'ai plus d'aisance à aborder de nouveau problèmes. J'ai été formé à l'époque où le procédural régnait en entreprise - les DUT/BTS ne faisaient que ça, avec un gros accent sur Visual Basic. Par contre, j'ai abordé le fonctionnel, l'objet, les BD objets, Prolog - à l'époque, c'était du paluchage pour chercheurs, on s'en foutait en entreprise. Sauf que maintenant, les startups ne jurent plus que par le fonctionnel, le réactif, les BD non-SQL.... Et les DUT/BTS rament pour s'adapter, alors que ça me rappelle mes cours surtout d'il y a 25 ans... Par contre, je viens effectivement d'une filière sélective dans des fac qui sélectionnent. Mais il y a quand même une justification aux études en 5 ans en fac, dans certains métiers, il faut un bagage théorique pour évoluer au long de sa carrière.

  • cjpqc

    @Kitine : un master de quoi ? avec quoi dedans ? Les universités continuent largement à mentir à leurs étudiants en distribuant à tout vent des diplômes dans lesquels il n'y a pas grand-chose en réalité. J'espère que ce n'est pas votre cas, mais j' en ai vu des mémoires totalement vides et nuls.
    Il est évident qu'il n'y aurait pas besoin de sélection si le "bac" n'était pas littéralement distribué à tout le monde.
    @clali : oui, on peut se "révéler". Et pourquoi ne s'être pas remué un peu au lycée alors ? pour emm... les profs du secondaire ?

    • BREIT

      est la faute des jeunes, si un jour un illuminé a décidé 80 % de jeunes doivent avoir le Bac, n'avez vous jamais été jeune

  • Crip

    425 enseignants d'universités sur les 91000, c'est vraiment négligeable, et ces enseignants ont-ils déjà eu à faire avec des bacs professionnels niveau collège qui s'inscrivent pour avoir une bourse et passer une année sabbatique au frais de la princesse alors qu'ils n'iront jamais en cours incapables de comprendre les premières notions enseignées.
    60% d'échec en première année, ce n'est pas assez ? Non ils veulent encore plus de moyens pour pouvoir augmenter ce pourcentage.

  • gabrielow

    400 professeurs sur combien en France ? Ils représentent que dalle...

  • Pwol

    Et bien sûr, ils ne proposent rien d'autre que de conserver un mécanisme non fonctionnel, qui laisse un tas de jeunes sur le carreau aux frais de leurs parents.
    Cela dit, c'est ce qui justifiera au mieux leur salaire dans la durée....

    • mon_pseudo-187728

      Vous êtes caricatural personne n'a fut Sunil fallait laisser le tirage au sort mais remplacer un système injuste par un qui l'est tout autant n'est qu'une preuve de la mauvaise fois qui cache une idéologie du chacun pour soit et les pauvres à leur place...

  • Vathel

    A la fac la difficulté n'est pas tant dans le niveau enseigné, que dans l'organisation absolument catastrophique... Un manque de moyens évident.

  • clali5

    d'accord avec vous Kitine4 ce fut le cas pour un de mes enfants qui détestait le système scolaire et s'est révélé à l'Université. Le problème est en amont c'est l'école qui n'est pas au niveau. A l'Université chacun à sa chance, enfin si on ne fait pas de sélection avant

    • pomlnb

      Donc, ce qu'il faut, ce n'est pas supprimer la sélection à l'université, mais bien réformer le secondaire... Ou, mieux et plus pragmatique, permettre la multiplication des alternatives (notamment via les pédagogies alternatives comme Freinet, Montessori, l'école démocratique...).
      De plus, la sélection à l'université, ça peut justement être une chance pour les gens comme votre enfant ! En effet, actuellement, vous avez une double sélection : le bac, d'abord, et puis le tirage au sort. Finalement, cette double sélection ne laisse pas tant de chances que ça à des profils comme votre enfant.
      Maintenant, si vous autorisez la sélection à l'université, vous déplacez le lieu de cette sélection. Au lieu d'avoir la même sélection pour tous puis une loterie, vous avez chaque université qui peut avoir ses propres critères.
      Par exemple, j'ai fait une université qui sélectionne (UTC). A l'époque, ma sélection a été faite sur dossier scolaire, tests psychologiques et entretien oral. Finalement, un élève peut se différencier sur des critères qui n'étaient pas évalués au lycée : sa motivation, son aisance à l'oral... De même, vous avez des écoles qui sélectionne sur vos savoir-faire et votre capacité à sauter dans le grand bain (école 42 par exemple), d'autres sur vos réalisations (écoles d'art), d'autres sur vos performances (écoles de théâtre)... En quoi cette sélection est mauvaise ?
      Ma soeur avait le même problème que votre enfant - elle a toujours détesté l'école, le bac était une libération, celle de ne plus avoir besoin d'y aller. Elle l'a obtenu limite, avec à peine plus de 10 de moyenne. Elle se serait jamais allé à l'université actuelle sans sélection ! Au lieu de ça, elle a passé un concours ultra-sélectif (plus de 2000 candidats pour 12 places) pour intégrer un conservatoire nationale - et là elle est devenu excellente et a obtenu en double cursus une licence, diplôme qu'elle n'aurait jamais eu autrement. Et ça sélection s'est faite sur démonstration des aptitudes réelles : casting de trois jours, élimination des élèves les moins bons toutes les 2h. C'est finalement la sélection la plus juste : on fait table rase du secondaire, des résultats du bac, c'est juste toi et tes compétences face à tes futurs professeurs.
      La sélection, c'est une très bonne chose justement pour les élèves atypiques ! Il faut juste que des filières jouent le jeu de sélectionner autrement que sur les résultats au bac.

    • lionelbis

      polimb, moi aussi je suis diplômé de l'UTC.
      Vous ne semblez pas savoir que le coût d'un étudiant à l'université est négligeable devant celui d'une école d'ingé ou même d'un IUT.
      Or, la réforme actuelle est uniquement motivée par une volonté de maîtrise budgétaire.
      Un pays qui néglige la formation sa jeunesse n'a pas d'avenir.

  • coffrapattes

    C'est quoi l’intérêt de ne pas sélectionner en amont et de laisser les étudiants se fracasser au mur de la première année alors qu'un autre aurait pu avoir la place et réussir?
    La sélection fait partie de la vie quotidienne, Darwin en a même écrit un bouquin très intéressant...

    • lionelbis

      Darwin parlait des animaux.

  • RACKAMleROUGE

    L'université pour tous et sans sélection est un leurre. Les étudiants s'imaginent faire des études alors qu'ils ne font que se préparer à un chômage de longue durée. Plus de la moitié des jeunes qui y sont n'ont rien à y faire. Mais évidemment cela arrange ce qui ont fit du statut d'étudiant glandeur un métier. Il est temps que ça cesse et qu'on arrête de gaspiller l'argent des impôts des Français. Il faut une sélection drastique pour éliminer tous les parasites. Même chose pour les enseignants, il faut des enseignants de qualité et pas uniquement des maghrébins parlant mal le français et qui viennnent là uniquement pour avoir des papiers.

  • RACKAMleROUGE

    la sélection est indispensable et bien plus juste que le tirage au sort qui est une honte. Et cette sélection devrait être très sévère pour éviter de voir tous ces minables qui hantent l'université et donner plus de moyens pour ceux qui travaillent.
    Mais évidemment le tirage au sort (truqué de surcroît) permet aux gauchos de continuer à détruire notre université. Il est temps d'avoir un système à la soviétique ou à la chinoise où seuls les élèves brillants ont accès à l'Université.

  • Kevner

    l'extrême gauche dans toute sa splendeur

  • Maduf

    Ce sont des profs de quoi ? Je parie : socio, histoire, lettres... enfin, ceux qui ne peuvent rien faire d’autre....

  • mococo31

    Cristallisation du problème de l'articulation entre la gestion des flux (en langage politiquement correct, on parle d' 'orientation') de la scolarité obligatoire pour tous et de l'ambiguïté des études supérieures entre pure 'culture' et formation professionnelle, à quelque niveau que ce soit. L'hypocrisie et la politique de l'autruche à tous les étages, la sélection sociale faisant l'essentiel du boulot.

  • jamaissansmoi

    C'est une conception de niveler vers le bas pour tout.

    • lionelbis

      L'Université française produit des chercheurs de très haut niveau. Il n'est pas question de nivellement par le bas.

  • LePtiPrincE

    Des dyslexiques comme moi mérite une chance! Mais bon ceux qui veulent pas bosser c’est autre chose.

    • Indy50

      Vous avez raison, il faut laisser une chance à ceux qui travaillent sérieusement, même quand c'est plus difficile pour eux. Par contre, ceux qui ne foutent rien seront forcément de futurs grévistes dans les facs, leur but n'étant pas d'obtenir un master ou un doctorat, mais bien les soirées arrosées et le côté fun de la vie étudiante. Forcément le système APB leur convenait puisqu'ils pouvaient espérer une place, maintenant on a va vers un système où les bulletins de 1ere et terminale seront examinés, où l'intérêt du jeune pour la filière sera pris en compte, et où ceux qui sont justes mais ont des chances de réussir bénéficieront d'une mise à niveau, c'est quand même mieux (enfin sur ce qui est annoncé, à voir comment cela va se faire dans les faits).

    • pomlnb

      Réjouissez vous, le ministre de l'éducation a prévu un grand oral parmi un nombre d'épreuves réduites ! Vous allez pouvoir enfin briller sans être dévalorisé par votre handicap !
      De plus, il veut mettre l'accent sur le contrôle continu. Hors, vous avez moyen de faire reconnaître votre handicap officiellement - vos enseignants doivent par exemple obligatoirement vous accorder un temps supplémentaire de relecture lors des devoirs sur table pour pouvoir corriger vos fautes et ainsi compenser ce qui est un handicap et non un manque de travail. Du coup, ce contrôle continu, avec des enseignants qui connaissent votre problème, vous avantage plus qu'un examen comme le bac.
      Et enfin, la sélection, c'est plutôt à votre avantage. Actuellement, vous avez une double sélection. Déjà, avoir le bac (avec un examinateur chafouin qui n'aime pas les fautes d'orthographe) et ensuite avoir de la chance pour la loterie.
      Avec une sélection vraiment ouverte et libre, vous pourriez, là encore, prendre votre chance selon les modalités qui vous conviennent. Par exemple, privilégier les écoles qui sélectionnent sur QCM et oral, là où votre handicap n'est même pas visible ! Ou encore, tenter les écoles qui sélectionnent sur des mises en situation (par exemple comme l'école 42) et non sur un examen scolaire. Et vous aurez même des écoles pour considérer qu'un trouble dys- est une force - il y a des études de psychologie qui montrent que les dys- ont un QI plus élevé que la moyenne par exemple. Franchement, vous auriez plutôt à gagner dans un système réellement sélectif...

  • Kitine4

    Beaucoup d’élèves commencent à apprécier les études après le bac. J’étais nulle au lycée, bac techno de justesse au rattrapage et j’ai fait un master mention très bien. Si on n’est pas intéressé par le programme du lycée, on peut quand même devenir brillant à la fac. Question de motivation et de maturité. Avec le futur système, aucune chance pour les élèves comme moi d’y arriver... donnons la chance aux jeunes, si ils se plantent, c’est une expérience et ça les construit, ils ont le temps, restons zen. Rater une années ce n’est pas grave, on a le droit à l’erreur à cet âge...et même après...

    • coffrapattes

      Si parce qu'il y a aussi une sélection sur dossier. Et les jeunes qui se plantent et qui prennent la place d'un autre qui serait passé, comment vous lui expliquez à celui là?

    • pomlnb

      Un des griefs des opposants, c'est l'idée qu'on puisse faire une lettre de motivation. C'est vrai, rédiger une lettre de motivation, c'est vraiment trop dur et puis, c'est vraiment la seule fois de votre vie qu'on pourrait vous le demander, ça ne viendrait à l'idée d'aucun employeur de recruter comme ça...
      Pour le coup, on veut justement vous priver de l'opportunité de faire la démonstration de votre motivation et de votre maturité...
      Et le problème, ce n'est pas que les jeunes ratent une année ! C'est qu'ils ratent 4 ou 5 ans de fac (coût pour la collectivité : plus de 50 000€) et puis sortent du système scolaire avec le bac pour seul diplôme (autant dire rien, un CAP est plus utile). Et l'autre problème, c'est que si vous n'avez pas de chance au hasard, votre chance de briller enfin sera de toute façon prise par quelqu'un qui n'a aucune chance ni même motivation, mais qui a juste envie de passer quelques années à refaire le monde en picolant aux frais de papamaman...

  • raleurconvulsif

    Vu l'état de l'enseignement en France, voir tous les classements mondiaux, qui résulte de au moins 30 ans de leurs doctes avis, recommandations, injonctions et bien sur grèves, ils feraient mieux de se consacrer à enseigner au lieu de vouloir définir la politique éducative.

  • Kurdil

    S'ils n'ont pas le niveau de l'université après le bac, c'est que le lycée est defaillant. Mais ça, c'est une evidence: le redoublement requiert l'approbation des parents, les classes sont de 35 eleves, les programmes inutilement vastes etc.
    Il ne faut pas selectionner a l'université en premier cycle. C'est le bac, le sésame d'entrée, clair et précis. Par ailleurs, la selection n'arrive pas sans raison, pas a cause d'un niveau trop faible des gens au bac, mais parce que les universités n'ont pas les moyens, locaux, humains pour gerer tous les etudiants. L'etat avait 18 ans pour preparer le boom des naissances de l'an 2000, mais les coupes budgetaires a l'université n'avait pas ce but. Ne vous plaignez pas ensuite d'avoir les etudiants (actifs ou recalés) dans la rue.

  • geepy

    425 "profs" qui n'ont rien à faire en fac..allez faire de la politique démagogique à la LFI.. vous reniez vos engagements ( si vous en avez faits)

    • lionelbis

      Ces 425 personnes ont tous obtenir une thèse de doctorat est ont passé des sélections drastiques pour obtenir leur poste. Ils sont entièrement légitimes à l'université.

  • mickey69

    Ils ne sont que 400 profs à râler comme ça ? C'est donc qu'une majorité silencieuse de profs d'université est d'accord avec cette réforme qui va arrêter ce gâchis et les injustices de tirage au sort.

    • lionelbis

      Non, cela veut dire que des milliers d'enseignants-chercheurs n'ont pas été contactés pour signer ce texte.

  • Xoxome

    Tout le monde n'est pas fait pour les études supérieures et la plupart des personnes qui sont mauvais à la fac sont en fait issues de familles aisées qui trouveraient inconcevable que leurs enfants ne fassent pas plus d'études. Donc s'offusquer de la sélection par les notes est bien hypocrite sachant qu'aujourd'hui la sélection se fait par le milieu social.

    • lionelbis

      La sélection par l'augmentation de frais de scolarité arrive. C'est la suite...

  • geepy

    cette attitude rejoint une expérience faite en collège..les professeurs, certains moins compétents que d'autres sont partisans de tout ramasser : élèves bons, moyens et sous-niveau..ça permet de cacher leur incompétence en rejetant les faibles résultats sur le niveau des élèves..pas d'élever le niveau, de demander plus de moyens...la rengaine connue..que des "profs" de fac raisonnent pareillement çà me révulse sans m'étonner..tout est à reconstruire..si les bons sont bons ne pas y voir une "reproduction" de l'élite mais une conscience plus forte de la notion de "travail" et un environnement moins laxiste..

  • Chargement en cours…

Retourner à l’article