Flambée des prix de l'immobilier: «Il faut créer de nouvelles villes pour augmenter l'offre de logements disponibles»

IMMOBILIER La forte hausse des prix de l’immobilier à l’achat creuse les inégalités sociales, mais créer de nouvelles villes pourrait, selon l’économiste Philippe Crevel, être une solution d’avenir…

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  • mickey69

    Créer de nouvelles villes sur quoi : Des terres arables dont on dit qu'il faut les préserver ? Qu'on rationalise déjà au maximum les espaces existants sur Paris et ailleurs. Par exemple j'ai vu à Montpellier qu'il vont refondre une zone commerciale pour gagner de l'espace et y construire les logements en plus des commerces. A Paris et Lyon, pourquoi ne pas construire au dessus des boulevards périphériques et des réseaux SNCF ?

  • JDif

    Créer des villes nouvelles n'est pas une idée bien originale. C'est ce qui s'est fait voici plus de 50 ans lorsque la crise immobilière était aussi importante que maintenant bien que pour d'autres raisons. Il faut se souvenir des inconvénients, c'est-à-dire du caractère artificiel des cités qui ont alors vu le jour et il faut aussi se souvenir des problèmes qui en ont découlé et qui ne sont pas tous encore réglés! Il serait préférable de favoriser la croissance des villes qui existent déjà lorsqu'il y existe des possibilités d'emplois. Le problème, et il est déjà connu depuis plus de 50 ans également, c'est que la valeur des terrains et de l'immobilier ne se régule pas spontanément. Je me souviens du temps de ma jeunesse où le gouvernement de l'époque luttait, avec des résultats divers, contre la spéculation foncière. Il y avait au moins une volonté politique. Aujourd'hui, ce n'est plus possible car cela ne correspondrait pas au dogme libéral. Tout irait mieux dans nos pays si on ne sacrifiait pas le bon sens à des idoles qui rendent aveugles et sourds nos dirigeants sans, hélas, les rendre muets! Une dose d'intervention étatique, de préférence par incitation, comme c'était le cas lors des trente glorieuses, du temps de la planification à la Française, ne porterait pas atteint à nos libertés, pas plus aujourd'hui qu'il y a un demi siècle. C'est au contraire l'inertie gouvernementale qui transforme peu à peu les plus faibles en esclaves.

    • Bouhouhou

      C'est exactement l'inverse jdif, c'est le carcan de lois des différents gvt qui a gelé l'offre de logement et fait exploser le foncier

  • BERASA

    pomlnb, j'ai vu que dans Paris, un certain nombre d'immeubles de bureaux sont transformés en appartements. C'est une bonne idée, certes. Problème si on veut acheter: c'est minimum 10.000 du m² sans compter les frais. Autre problème: les pièces sont ridiculement petites. Sans vouloir un château, combien de m² faut-il pour loger un jeune couple, salaire (très) moyen, avec un (ou deux) enfants?

    • pomlnb

      Il ne faut pas non plus une surface énorme. Je suis en couple avec un enfant, on est légèrement à l'étroit dans 60m2, mais passer à 80 m2 nous irait tout à fait - et c'est surtout parce que je bosse à domicile et qu'il me faudrait un bureau. Au delà, ça serait du luxe, même si ça serait appréciable.
      Vivre dans une grande ville, ce n'est pas du tout comme vivre à la campagne ! Oui, à la compagne, il faut une très grande surface, parce qu'on passe énormément de temps enfermé chez soi. En ville, on est souvent dehors. Par exemple, mon gamin n'a pas besoin d'un grand espace pour jouer, il y a un grand jardin dans l'immeuble et un immense parc à 5 minutes. Pour bosser, quand il fait beau, je suis souvent dans le jardin ou au parc ou au café. Et pour les loisirs, on passe du temps dehors, au cinéma, au théâtre... J'ai habité à la campagne dans un corps de ferme avant de rentrer à Paris dans 30 m2 avec ma mère, je ne mee suis jamais senti à l'étroit. Le rapport à l'espace est simplement différent.
      Et oui, il y a de gros avantages fiscaux à transformer des bureaux en logement. Problème, les bureaux sont plus rentables de toute façon. La location à des particuliers, c'est un rendement à 3% brut, maximum. Et avec des risques. Les SCPI sur les locaux d'entreprises, en majorité en Île de France, ont un rendement à 4,5%. Et avec moins de risques.
      Le problème est aussi qu'il y a également une pénurie de bureaux à Paris. C'est une ville extrêmement attractive. Ma compagne a mis ses bureaux en vente il y a 15 jours et il y a déjà trois acheteurs.
      Autrement, pour l'achat, non, on peut descendre sous les 10 000, quand même. On trouve encore dans les 7-8000 dans les 19e et 20e. Et ça baisse dès que vous traversez le périphérique, même s'il y a le métro.
      Il ne faut pas oublier qu'on est vraisemblablement au sommet d'une bulle sans précédent, avec 10% de hausse en un an et des transactions très rapides. La bulle va probablement s'effondrer avec les lois Macron (IFI, flat tax...). Autrement dit, c'est le moment de vendre, mais pas forcément d'acheter...

    • pomlnb

      On trouve du 8000€ à Paris, notamment dans les 19e et 20e, voire même du 7000€. Il faut aussi voir que les prix sont exceptionnellement haut, on est au sommet de la bulle. Les gens qui ont acheté il y a même tout juste 5 ans on pu trouver nettement moins cher.
      Autrement, le rapport à l'espace n'est pas le même à la campagne et à la ville. A la campagne, on est souvent enfermé chez soi, surtout à l'automne/hiver, il faut beaucoup d'espace pour ne pas se sentir emprisonné. En ville, vous êtes très souvent dehors - on dîne au resto entre amis plutôt qu'à la maison, on prend l'apéro au café plutôt qu'à la maison, mon gamin va dans le jardin de l'immeuble ou au parc pour jouer, je vais souvent bosser au parc ou au café, on sort plus souvent au ciné ou au théâtre... Quand j'étais gosse, je suis passé d'un corps de ferme à un 30 m2 à Paris sans jamais me sentir enfermé - au contraire, je me suis senti plus libre, notamment parce que je pouvais aller au collège en métro selon mes horaires au lieu de dépendre d'une navette de ramassage avec des horaires délirants.
      Après, pour la surface, je suis à deux et un gamin dans 60 m2. C'est un peu juste, je vais essayer de passer à 80 m2, mais c'est parce que je bosse chez moi et que j'ai besoin d'une pièce en plus pour faire un bureau. Mais 60 m2 pour un couple avec enfant, c'est quand même très appréciable. Avant, on a vécu à deux dans 28 m2 - là, c'était un peu petit, mais on ne s'est pas séparés pour autant. Evidemment, c'est inabordable pour un jeune couple de cadres. Il y a bien des gens pauvres et des classes moyennes à Paris, c'est le cas de mes parents. Pour ma mère, c'est parce qu'elle est logée en HLM, pour mon père, c'est parce qu'il a acheté son premier logement il y a 50 ans (ce qui lui permet d'être à Montmartre maintenant malgré une retraite moyenne). Ce sont les deux catégories de classes moyennes qu'on va trouver à Paris. Effectivement, pour le jeune couple avec enfant, même cadres, c'est compliqué...

  • BERASA

    Criscolo, bien vu, mais les classes moyennes aimeraient peut-être/sans doute habiter dans des villes moyennes, si elles pouvaient y trouver du travail. Donc, on tourne un peu en rond.

  • BERASA

    Encore un économiste nanti, fournisseur de "bons conseils", plein de "bonnes idées" à vendre à ceux qui nous gouvernent... et sans doute bien au chaud dans son bel appartement à 12000 le m² minimum. Si les Français aiment être propriétaires, surtout de nos jours, c'est peut-être pour ne pas se retrouver sous les ponts en cas de coup dur du style chômage, ou bien parce qu'ils savent que leur retraite ne vaudra pas grand-chose? Et pourquoi ne parle-t-on jamais de l'inflation des prix immobiliers due aux commissions des agents immobiliers? Comme ils sont payés au pourcentage et qu'en plus, ils tiennent compte du fait que les gens pourront demander une allocation, ils ont une bonne part de responsabilité dans l'augmentation du prix des loyers dans les grandes villes. Les agences fleurissent et se multiplient, le gâteau doit être bon... Et la spéculation continue, surtout au détriment des classes moyennes, trop riches pour les logements sociaux, mais pas assez pour les autres locations.

  • AlbertDuJardin

    l'immense continent Africain a besoin de nouvelles villes en France et surtout des alloc'

  • criscolo

    Impossible de se loger en centre ville pour les classes moyennes... VRAI pour les très grandes villes comme Paris. Sinon, c’est FAUX dans les petites villes dont les rues centrales sont désaffectées. Boutiques fermées, rues sales, bâtiments à l’abandon occupés par des gens très modestes, seulement des bars pour faire la fête.

    Pour faire baisser le prix de l’immobilier dans les grande villes, on dit qu’il faut créer de nouvelles villes. Pour stimuler l’activité des promoteurs ? Non, ce qu’il faut c’est redynamiser des villes moyennes par une approche globale : rénover l’habitat et construire des transports en commun pour ceux qui vont travailler ou faire du shopping, attirer les entreprises, faire de la communication en tout genre. Bref, çà coûterait un prix fou et il faut une volonté centralisée et patiente... le temps que l’immobilier de Paris baisse vraiment.

    • pomlnb

      Et encore, c'est aussi FAUX dans Paris pour les classes moyennes âgées - qui ont acheté quand c'était pas cher et qui sont maintenant à la tête d'un patrimoine frisant le million. C'est aussi faux pour les classes moyennes qui trouve un logement dans le secteur intermédiaire (que les gens confondent avec des HLM).
      Mais autrement, pas besoin d'aller chercher les villes minuscules, hein. Rennes est une capitale de région et le foncier y est extrêmement abordable - même s'il va monter maintenant que c'est à 1h20 de Paris. Même chose pour Marseille ou Lyon, c'est cher, mais sans commune mesure avec Paris. Même chose pour Bordeaux, Toulouse, Lille - c'est cher pour les pauvres, mais abordable pour les classes moyennes.
      Après, il faut voir que Paris est très attractif. Il y a par exemple un accès à la culture qui est indéniable - même si on fait de très bonnes choses à Marseille, Lyon ou Renne. Il y a un accès aux médecins, aux grands hôpitaux qui est indéniable. Il y a un accès aux bonnes écoles, que ça soit public ou privé. Certes, on trouve des écoles Montessori à la campagne, il y a des prépas dans le top 10 national à Lyon ou Strasbourg, mais aucune ville ne concurrence Paris en terme d'écoles de prestiges.
      Et il y a enfin l'emploi. J'ai des amis dans l'informatique en province. A Paris, les salaires sont bon, il n'y a quasiment pas de chômage. Chez eux, il y a trois principaux employeurs, donc très peu de concurrence pour recruter. Leurs salaires sont très bas, moins de 2000€ net pour un bac+5 avec 10 ans d'expérience.
      C'est aussi ça qui fait l'attractivité de Paris. Regardez par exemple les loyers à San Francisco - à côté de ça, les loyers parisiens sont super abordables. Mais ces loyers donnent accès à des emplois rémunérés plus de $200 000 par an dans l'IT, avec des perspectives de carrière qu'il n'y a nulle part ailleurs.
      Le rééquilibrage passe à court terme par l'éclatement de la bulle immobilière en France et particulièrement à Paris, c'est la première priorité parce qu'on s'achemine vers un krach qui aura des conséquences sur toute notre économie.
      A plus long terme, il faut effectivement développer les grandes villes de province. Mais ça ne se décrète pas. Regardez l'informatique. Vous allez demander à des entreprise de quitter l'endroit où se trouvent 90% des écoles et 90% des salariés et où se trouvent les infrastructures techniques les plus performantes. Pourquoi le feraient-elles ?
      Une solution à moyen terme serait de regarder là où il y a déjà des pôles et d'appuyer à fond pour les développer. Par exemple, Lille a attiré des studio web ou jeux vidéo. Là, il faudrait un effort massif de l'Etat pour attirer les startups et les investisseurs, que ça soit par la politique fiscale (exonération d'impôt sur les sociétés et de charges sociales - ce qu'à fait la Suisse dans certains cantons) et par l'infrastructure (fibrage massif, création d'écoles). Mais ça coûte de l'argent...

  • pomlnb

    Oh oui, de nouvelles villes. Le bonheur pour les promoteurs immobiliers. Bon, un peu moins le bonheur pour les pauvres qu'on y enverra et qui seront condamnés à la voiture, loin des commerces et de l'emploi...
    Autrement, l'article dit une chose très vraie : "dans le marché actuel de l’immobilier, être locataire faute de pouvoir être propriétaire de sa résidence principale peut malgré tout avoir de bons côtés.". C'est tout à fait le cas à Paris. L'immobilier a un rendement de 1,5% net. L'assurance vie monte à 3%. L'immobilier de bureau monte à 3%. La bourse monte à plus de 5% pour du placement de bon père de famille. Acheter, c'est acquérir à un prix surcoté un produit souvent de mauvaise qualité, peu rentable et avec de nombreux frais associés (taxe foncière, frais de syndic et de copropriété) et de nombreux risques (vices, dégradation, krach immobilier). L'investissement locatif ne présente clairement aucun intérêt, mais même l'acquisition de la résidence principale doit bien se réfléchir et n'est pas automatique...
    Nous sommes en train de vendre des bureaux à Paris. Je me demande de plus en plus si nous allons nous servir de l'argent pour acheter au lieu de louer, je pense qu'on va plutôt placer l'argent en dehors de l'immobilier. Ou alors acheter en Allemagne ou en Espagne pour la retraite, là où les prix sont encore raisonnables, et louer en saisonnier en attendant.

  • castillon09

    Normal, les écologistes habitent tous à la ville et ont des emplois bien au chaud, dans des bureaux.

    • coco891

      Au contraire les vrais écolo ne sont pas assez bêtes pour s'entasser dans des appartements en ville mais pour savoir cela il faut sortir de chez soi.

  • claudinette11

    Et la nature on continue à la détruire !!!

    Partout, on bétonne, on construit.... on coupe les arbres, on dévie les rivières.... tout cela va nous retomber dessus et aucun écologiste ou dit écologiste ne réagit !
    Ah ça les arrange bien tous.... au détriment de la nature, la vraie, celle dont personne ne veut parler.

    Dans les villes, les villages il y a plein de logements vides qui ne demandent qu'à être rajeunis, loués ou vendus, pas besoin de construire encore et encore, de bétonner...

  • hictorique

    J'habite dans une rue du centre d'un patelin qui fut industrialisé à la belle époque du textile ...
    Dans mon bout de rue il y a 7 maisons qui furent belles (façades de 20m) et qui possédaient toutes un magasin....
    Nous sommes actuellement TROIS habitants et il reste UN magasin ! ! ! !
    Alors si on recréait des emplois ailleurs que dans les GROOOSSES agglomérations ?
    Il serait possible de logerplein de monde à des prix raisonnables ! ! ! ! !

    • lekhmervert

      Pourquoi voulez-vous qu'une entreprise s'installe au milieu de rien du tout ? Pour fonctionner, une entreprise a besoin d'un réseau de fournisseurs, de clients, d'infrastructures de transport (autoroute, aéroport, port). Il faut également pouvoir attirer des salariés de qualité qui ne souhaitent pas s'installer n'importe où. L'entreprise est en compétition pour attirer les meilleurs.

  • Liloobol

    Quand on voit les constructions PINEL, ou on entasse et ghettoise les locataires, cela ne fait pas envie

    • pomlnb

      Le but du Pinel et autre n'a jamais été de résoudre la crise du logement, mais simplement de subventionner les promoteurs... Ca fait 20 ans qu'on a des plans similaires, à part construire n'importe quoi n'importe où, ça n'a jamais rien résolu.
      En fait, ça a même aggravé la crise du logement. Par exemple, vous avez des villes où ce sont les familles qui ont du mal à se loger (donc des gens qui ont besoin de 3-4 pièces). Mais les Pinel, Dufflot et Scellier ont bouffé tous l'espace constructible disponible avec des studios. Parce que le mécanisme, c'est de trouver des gogos pour financer les promoteurs - et comme les courtiers arnaquent majoritairement les classes moyennes, les produits sont adaptés à leurs revenus et non aux besoins des locataires...
      Macron semble avoir une approche différente de l'immobilier. Il n'a pas encore parlé de défiscalisation pour l'immobilier neuf, c'est plutôt un bon signe, on va peut être enfin tourner le dos à ces programmes coûteux pour les citoyens et néfastes.

  • 260250

    Il faut décentraliser. Il faut désengorger la région parisienne. Il faut dépolluer les grandes agglomérations avant qu'il ne soit trop tard.

  • Alexis2

    Il faut commencer par abroger le code de l'urbanisme qui empêche les gens de construire.

  • Arsinoa

    A quand des économistes philosophes à temps plein et, cerise sur le gâteau, multi cartes , c'est à dire possédant une multitude de connaissances dans des domaines autres que celui dont ils se prévalent ?

  • Filou75

    Créer de nouvelles villes ça j en doute je pense que les loyers seront aussi cher car les propriétaires font ce qu' ils veulent et s en foute de payer des amendes

  • dan2222daniel

    ça c'est bien une idée d'économistes ! ils planent complètement sur la réalité, crééer de nouvelles villes....si les gens n'ont pas d'emploi aucune utilité, les investisseurs achèteront peut-être et ça en restera là ! quand je vois le nombre d'appartements à revendre ou à louer dans les constructions neuves de ma ville...stop au délire.

  • Mederic85

    Construire !! Adieu campagne, parcs et forêts ....

  • Bouhouhou

    mon frere vient de s'acheter une maison, 160 m² habitable sur un terrain de 800 m² pour 35.000 euros, suffit juste de ne pas s'entasser dans une cage à poulet des grandes agglos

    • LOODH

      Excentrée de tout commerce, services avec une ruine a retaper. Oui c'est un choix qui reste malgré tout marginal.

    • XanatosIT

      A ce prix, faut voir l'état de la maison ?

    • lekhmervert

      Certainement au fin fond d'une campagne où plus personne ne veut vivre. Mais quand le carburant sera à trois euros le litre, il déchantera. Les produits à 40 kilomètres des métropoles ont déjà de plus en plus de mal à se vendre (pas de commerces, pas de médecin, etc.) Ce modèle : j'habite à la campagne et je travaille en ville est à bout de souffle.

    • pomlnb

      Oui, ma mère en a une comme ça, un héritage. C'est le propriétaire qui a dû être content de rencontrer votre frère !
      La notre est en vente à 24 000€, c'est absolument invendable, personne n'en veut. Il faut dire que c'est dans un village, pas la moindre école ou commerces évidemment, pas d'emploi non plus. Je pense qu'on va finir par la mettre à un euro symbolique, et encore je ne suis pas certains que ça parte à ce prix là. Pour l'instant, ça nous coûte une blinde en impôts locaux, en entretien et en chauffage (faut garder en hors gel). Bon, le seul avantage, c'est qu'on ne craint pas les squatteurs, même eux n'en veulent pas...

    • Bouhouhou

      Située à un quart d'heure en bagnole d'une ville de 46.000 habitants, la maison est bien sur à rafraîchir mais habitable en l'état. Pour l'emploi, il télétravaille, c'est donc un avantage.

  • jsc6

    MDR :
    " On devrait construire les villes à la campagne car l'air y est plus pur ! "
    Alphonse Allais (1854 - 1905).

  • HomeDesCavernes

    Quand on aura régulé le prix des logements avec des villes nouvelles il faudra réguler le prix de la nourriture car on n'aura plus de terres agricoles. Peut être comprendra t on alors que c'est la population humaine qu'il faut réguler. En attendant on pourrait rendre le télétravail a temps plein d'où l'on veut obligatoire pour tous ceux qui travaillent devant un ordinateur.

  • gatouille

    Il y a besoin de logements là où il y a du travail.
    Il y a des 10aines de villes en France qui perdent des habitants, qui se meurent, depuis 30 ans parce que les entreprises ferment.
    Il y a un mot que j’aimerais entendre de la bouche des politiques et etc... c’est ‘’qualité’’ de vie.
    Des villes nouvelles j’en connais. Je n’ai aucune envie d’y vivre.
    Paris est particulière, touristique. Beaucoup de logements sont ni à la vente ni à la location, ils sont sur AirB&B non déclarés.
    Créons de l'emploi dans nos campagnes, les Français pourront acheter et les qualité de vie sera meilleure.

    • bronac

      Ce que vous dites est d'une telle évidence que cela ne peut venir à l'idée de nos énarques

    • grisly

      ca ne fonctionne pas , la région arienne concentre 25 pour cent de la richesse national pour 20 pour cent de la population , votre slogan ils date des années 1970, mais il y a des freins:
      - les cout de transports, et des infrastructure nécessaires
      - trouver une main d'oeuvre qualifiée ,
      - des structures scolaires et universitaires pour les enfants des employés a proximité
      - faire venir des ingénieurs a la campagne ( les médecins ne veulent plus s'y établir)
      - avoir des structures de loisirs et culturelles ( on en revient aux métropoles.
      quand a la qualité de vie supérieure a la campagne c'est un mythe , je regrette de mettre établi a la campagne pour ma retraite ( après 40 ans en région parisienne) , pas de médecins ( je suis obliger de faire 150 km pour un spécialiste), pas de lieux de culture , c'était bien tant que c'était une maison de campagne,
      un petit exemple industriel le cas GM&S a la Souterraine , les cout de transport augmente les cout et surtout la production est trop éloigné des usines démontage automobiles ( + de 300 km )

    • pomlnb

      @grisly
      Et encore, vous n'êtes pas rentré dans le 4e âge et vous n'êtes pas trop pauvres.
      Parce que passé un certain âge, vous ne pourrez plus conduire. Vous imaginez votre qualité de vie alors ? Ca sera la maison de retraite obligatoire, vous ne pourrez même plus aller vous acheter à manger. A l'inverse, il y avait une dame de 100 ans dans mon immeuble parisien. Elle allait faire ses courses à pied - en se faisant livrer. Elle allait chez le médecin à pied, à 50m, le kiné d'à coté venait la voir à domicile, c'est enfants et petits enfants venaient la voir régulièrement en métro. La concierge montait la voir tous les jours pour voir si ça allait bien. Cette dame est probablement morte tranquillement chez elle, en ayant eu une vie sociale et relativement autonome quasiment jusqu'au bout...
      Et pour les pauvres, il y a une catégorie spécifique à la campagne : les précaires énergétiques. C'est à dire les gens qui doivent choisir entre acheter du fioul ou de l'essence. Ne pas crever de froid ou pouvoir aller au boulot et s'acheter à manger avec la voiture ? C'est une vraie réalité pour tous les gens qui ont acheté les pavillons pas cher des années 70 - pavillons super mal isolés. Et en plus de mauvaise qualité, qui vieillissent mal et qui demandent de plus en plus de travaux coûteux. A l'inverse, dans une grande ville, vous pouvez avoir le chauffage collectif pas cher et le transport en métro...

  • 1159PE

    il faut arrêter de construire sur les terres "vierges" mais reconstruire à la place des bâtiments abandonnés en ville : des entrepôts, des habitations tombent en ruine.
    YAKA trouver une solution pour pouvoir acheter ses constructions et reconstruire à leur place.

    • pomlnb

      Il faut surtout détruire les R+2 et construire des immeubles de grande taille à la place - on trouve encore pleins de R+2/3 à Paris, c'est absurde. Le problème en France, c'est qu'on a une mauvaise image des immeubles de grande taille. Il suffit de voyager pour voir que ça peut être très beau, y compris au milieu d'immeubles anciens.
      En plus, c'est le bon sens écologique. Quand on densifie, on utilise les réseaux existant. Ainsi, on limite le bétonnage, on limite les taux de perte liés aux fuites, on exploite les transports en commun existant...

  • Savoyons

    Les multinationales du BTP ce frottent les mains Macron va leur ouvrir les portes du bétonnage des espaces vert sauvé la planète ils s'en foutent d'une force grande phrases devant et franche rigolade derrière

    • pomlnb

      Macron ? Avec l'IFI, la Flat Tax et l'absence de remplacement aux Pinel et Dufflot, Macron fait au contraire tout pour flinguer le business des promoteurs, biberonnés aux subventions publiques...

  • racheliane

    C'est un point de vue très superficiel d'un gestionnaire de patrimoine déconnecté de la vraie vie. Ce qu'il faut, ce n'est pas "créer des villes", ca ne pousse pas spontanément, ca coute un max, et les gens n'ont pas plus de raison que ca d'y aller. Les "villes nouvelles" telles qu' Evry , Marne la Vallée et Cergy Pontoise en Ilde de France ont mis pres de 30 ans à émerger. Non ce qu'il faut c'est créer/ déplacer et stimuler de l'activité économique, et par conséquence de l'emploi, de façon homogène dans les territoires. Le reste suit. Toulouse est un bon exemple avec le succès d'Airbus

  • gibus2

    En étant locataire, on est exonéré de la taxe d'habitation ? Grande nouvelle !

    • pomlnb

      Non, mais on est exonéré de la taxe foncière... On est aussi dispensé des frais liés à la co-propriété et au gros entretien.

  • Hollande2LeJeune

    Créer des villes nouvelles? il n'y a même pas assez de construction neuve de logements chaque année malgré tous les plans en faveur du BT, alors d'ici à ce que des villes nouvelles sortent de terre ca va encore durer...

  • LeBladkaizer

    Il a raison le monsieur, construisons des villes! Bétonnons les parcs et supprimons un max de pavillons avec leurs jardins (bouh) pour construire de beaux immeubles à la place (ouéééé).
    La région parisienne est déjà saturée de villes... Les transports sont saturés car 90% des gens vont au même endroit chaque matin avant de partir du même endroit chaque soir.

    Commençons peut être à rentrer dans le 21 ème et parlons de télétravail, de décentralisation,...

    Tant que le travail sera centralisé, il ne faudra pas espérer une baisse du prix du m2.

    • Mauroquhon

      bien vu @LeBladkaizer !

    • krom

      Oui allons vivre en Roumanie ou en Inde en faisant du télétravail !

    • Respire

      Quand paris cessera de monopoliser l activité et la culture on pourra envisager autre chose de mieux.

    • pomlnb

      @krom
      J'envisage de plus en plus d'aller vivre dans une ville de province pas trop cher, comme Rennes, tout en facturant mon boulot à Paris. A un moment, j'avais même envisagé de le faire depuis Berlin et Séville, selon la saison, mais c'est plus compliqué avec un enfant.
      La vraie limite, c'est que peu d'emplois de prêtent au télétravail. C'est bien pour certains cadres. Mais je vois mal comment un boulanger, un taxi, un ouvrier ou un commercial va télé-travailler.

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