Débats

©2006 20 minutes

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De l'air, pas des affaires

Entre les « affaires » qui se succèdent à la tête de l'Etat et les projets de loi poussés par les différents ministres mais rejetés par le peuple français, il serait temps que la France change d'air. Pourtant, le PS est divisé et, au final, aucun parti politique n'est réellement apte à prendre le pouvoir pour ne pas envoyer le pays dans le mur. Bref, où va-t-on ?

Damien

Responsabilité à partager

Comme d'habitude, les journalistes prennent très peu de précautions oratoires et écrites avant de sortir scoops, extraits de procès-verbaux et confidences de protagonistes d'une affaire qui est toujours en pleine instruction, et suffisamment complexe (interventions de la DGSE, de la DST, des politiques, de sociétés financières, et de contrats de ventes d'armes à pays étrangers...) pour mériter un tant soit peu de prudence. Comme d'habitude, si les vrais protagonistes responsables sont découverts un jour (dans plusieurs mois ou plusieurs années), cela ne fera que quelques lignes. Comme d'habitude, les politiques pensant y gagner quelque intérêt électoral se ruent sans précaution aucune sur l'affaire. Et comme d'habitude, ce cirque médiatique et politique ne fera que le jeu des partis extrêmes. Qui manipule qui ? Laissons la justice travailler. Ne nous comportons pas comme ceux qui braillent le plus fort, veulent juger à la place des juges, croient tout savoir et tout comprendre. Soyons responsables, en somme.

Marianne

La justice plus que la démission

Concernant l'affaire Clearstream, pourquoi Dominique de Villepin devrait-il démissionner ? Ce serait reconnaître qu'il est coupable de ce dont on l'accuse. Or, il le nie. Seule la justice peut maintenant dire s'il a vraiment violé la loi dans cette affaire. S'il démissionnait et que la justice ne le mettait finalement pas en cause, il y aurait une injustice.

Matts

Un peu de dignité...

Quelle crédibilité, quelle respectabilité, quelle dignité a ce gouvernement ? Qu'attendent les députés des autres formations pour dénoncer ce fourvoiement, auquel sont mêlés les trois plus hauts personnages de l'Etat ? Pourquoi au nom de la France, ne demandent-ils pas la démission du gouvernement ?

Marsouin

On aime ou on quitte

Le fait que beaucoup dénoncent une manipulation pour cacher quelque chose qui a existé est une hypothèse qu'on ne peut exclure. Nicolas Sarkozy a dit : « On aime la France ou on la quitte », en reprenant les discours de Jean-Marie Le Pen. Je lui rétorquerai : « On aime le gouvernement et donc son Premier ministre ou... on le quitte. »

Bentitou