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Un manifestant s'assis devant les CRS. — Adrien Max / 20 Minutes

JUSTICE

Immeubles effondrés à Marseille: Un manifestant blessé lors de la marche de la colère porte plainte

Ce manifestant a reçu un éclat de grenade de désencerclement à l’oeil…

  • Ce samedi, le collectif du 5 novembre à Marseille organise une nouvelle manifestation.
  • La précédente avait été marquée par de vives tensions avec les forces de l’ordre.
  • Un manifestant a porté plainte pour violence.

Ce samedi, à Marseille​, le collectif du 5 novembre lance un nouvel appel à mobilisation, dans le cadre d’une « marche pour le droit à un logement digne pour toutes et tous. » Ce collectif a été créé suite à l'effondrement de plusieurs immeubles rue d’Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles, causant la mort de huit personnes. Mais à la veille de cette marche restent dans les mémoires les affrontements houleux ayant opposé manifestants et forces de l’ordre lors de la précédente manifestation du collectif, le 14 novembre dernier.

Lors d’une conférence de presse ce jeudi, les membres du collectif et des avocats ont annoncé qu’un manifestant, blessé à l’œil par un éclat de grenade de désencerclement, a porté plainte pour « violence volontaire avec arme ». « Quand il y a une personne qui arrive dans mon cabinet avec dix points de suture et qui ne peut pas dormir la nuit en raison du traumatisme, je le défends en sa qualité de victime, affirme Me Brice Grazzini. Il a subi un préjudice qui doit être indemnisé et les auteurs à l’origine doivent être poursuivis. »

Neuf hospitalisations

La plainte n’est dirigée pour l’heure envers personne mais, selon le collectif, elle illustre les affrontements houleux qui ont opposé manifestants et policiers lors de cette dernière manifestation. Le collectif a relevé une soixantaine de témoignages, « pour le moment » anonymes, faisant état de violences policières. « Nous avons recensé huit personnes hospitalisées pour des sutures et une pour une opération maximo-faciale », affirme Laura, membre du collectif.

Ces témoignages rapportent des scènes particulièrement violentes qu’auraient vécues une trentaine de personnes différentes. Il y a par exemple ces gazages qui auraient été pratiqués par les policiers à travers les vitres de leur fourgon, ou cette quinquagénaire frappée au sol alors qu’elle faisait ses courses. « Cet usage de la violence a largement dépassé celui de l’ordre public et le cadre de la manifestation », selon les termes du collectif dans un communiqué de presse.

Ces témoignages n’ont toutefois pas eu de traduction juridique pour l’heure, certaines victimes craignant de porter plainte, quand d’autres se seraient vues refuser la leur, selon le collectif. Dans ce contexte, les organisateurs de la marche de samedi lancent un appel à la préfecture de police, lui demandant « de s’engager publiquement à respecter l’expression et l’intégrité physique des manifestants ».

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