En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation des cookies afin de vous proposer du contenu, des services et des publicités personnalisés selon vos centres d’intérêts.

Pour en savoir plus consultez notre politique de protection des données personnelles.

Des CRS à Saint-Denis-de-la-Réunion, le 20 novembre 2018. — Richard BOUHET / AFP

SOCIAL

VIDEO. Violences à La Réunion: Emmanuel Macron annonce la mobilisation des militaires dès ce jeudi

En recul en métropole, le mouvement « des gilets jaunes » a continué à paralyser mercredi l’île de la Réunion où il s’accompagne d’une flambée de « violences urbaines »...

Le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir une réponse « intraitable » aux violences qui secouent depuis samedi l’île de la Réunion en marge du mouvement des « gilets jaunes » contre la hausse du prix des carburants.

« Ce qui se passe depuis samedi à La Réunion est grave. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre : nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l’ordre public. Nous serons intraitables car on ne peut pas accepter les scènes que nous avons vues », a écrit le chef de l’État sur son compte Twitter.

En recul en métropole, le mouvement « des gilets jaunes » a continué à paralyser mercredi l’île de la Réunion où il s’accompagne, malgré l’instauration d’un couvre-feu nocturne, d’une flambée de « violences urbaines » comme elle n’en avait plus connu depuis près de trente ans.

 

Déjà « 109 interpellations et 30 blessés parmi les forces de l’ordre »

Au cinquième jour du mouvement, les blocages routiers durant la journée succédaient aux violences commises la nuit par « des bandes de jeunes gens qui n’ont rien à voir avec le mouvement dit des "gilets jaunes" », selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. « Leur objectif, a-t-il déploré mercredi, c’est de profiter d’un mouvement social pour piller, pour saccager, pour détruire », a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres à la mi-journée mercredi.

Au total, depuis le début des violences, il y a eu « 109 interpellations, 30 blessés parmi les forces de l’ordre, 16 policiers, 14 gendarmes, à peu près une cinquantaine de barrages, un millier de manifestants », a énuméré Benjamin Griveaux. 120 gendarmes et 107 policiers ont été déployés et un escadron de 80 gendarmes devait décoller mercredi soir de Paris « pour accroître encore » la sécurisation, a-t-il ajouté.

« Des violences urbaines inacceptables »

Un commandant de police, membre du GIPN, a eu une main arrachée lors de l’explosion accidentelle d’une grenade dans son véhicule alors qu’il était caillassé par de jeunes manifestants. Quinze autres membres des forces de l’ordre ont été blessés plus légèrement dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé la préfecture de La Réunion.

Dans un communiqué commun, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et la ministre des Outre-mer Annick Girardin, ont affirmé « leur soutien à l’ensemble des services de sécurité mobilisés à La Réunion » alors que l’île « est confrontée depuis samedi à des violences urbaines inacceptables ».

« C’est une situation de guérilla urbaine à laquelle les services des forces de l’ordre sont désormais confrontés au quotidien », s’est alarmé le président de la Région Didier Robert dans une lettre à Emmanuel Macron en lui demandant de prendre « toutes les mesures nécessaires pour la protection des personnes et des biens dans notre île ». « La situation devient très très compliquée », a réagi Idriss Rangassamy, secrétaire départemental d’Alliance Police. Un couvre-feu a été décrété mardi de 21H à 6H, pour 14 des 24 communes, jusqu’à vendredi matin au moins.

À la une